Merkel annonce qu'elle rejoint Macron sur un "budget commun" de la zone euro

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Angela Merkel et Emmanuel Macron sont tombés d'accord sur le principe d'un budget commun de la zone euro.
Angela Merkel et Emmanuel Macron sont tombés d'accord sur le principe d'un budget commun de la zone euro. © Ludovic Marin/AFP
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Ce budget commun était l'un des principaux chevaux de bataille d'Emmanuel Macron au niveau européen. Jusqu'ici, la chancelière allemande était resté très frileuse.

C'est une victoire pour Emmanuel Macron. Le président français, qui propose depuis sa campagne présidentielle d'instaurer un budget commun à la zone euro, vient d'être rejoint par Angela Merkel. Mardi, lors d'un conseil ministériel franco-allemand qui se tenait à Meseberg, près de Berlin, la chancelière allemande s'est rangée à son avis. "Nous nous engageons pour un budget de l'euro", a-t-elle déclaré au cours d'une conférence de presse.

"Un vrai budget". "Nous rentrons aujourd'hui dans une deuxième étape de la vie de notre monnaie unique", s'est félicité de son côté Emmanuel Macron. "Nous avons décidé d'avancer pour ouvrir une nouvelle page." Ce budget sera "un vrai budget avec des recettes et des dépenses annuelles, une exécution des dépenses par la commission européenne. Ce n'est pas l'addition de 19 budgets de la zone euro".

Les détails restent à négocier. Néanmoins, les interrogations subsistent autour du montant de ce budget, qui doit être mis en place à partir de 2021. Pour Emmanuel Macron, rien de plus normal. "La pire manière de le présenter serait d'avoir ficelé tous les détails aujourd'hui entre nous", a-t-il justifié. "Les réponses détaillées, lorsqu'elles ne sont faites qu'à deux alors qu'elles concernent 19 pays, peuvent être contre-productives." Montant initial et rythme de montée en charge seront donc ensuite négociés à 19.

"Choix politique". En attendant, Angela Merkel et Emmanuel Macron ont voulu mettre en avant leur "choix politique". "Jamais, depuis dix ans qu'on en parle, un accord franco-allemand n'avait été trouvé" sur le sujet, a argué Emmanuel Macron. "Il reste beaucoup de travail, d'ajustements techniques. On ne peut pas les résoudre s'il n'y a pas d'accord politique."