Le point de passage de Rafah, entre Gaza et l'Egypte, doit ouvrir samedi

Après l'échange de prisonniers entre Israël et le Hamas, le point de passage de Rafah doit ouvrir samedi. Le responsable du Hamas a indiqué qu'il s'agissait d'une "décision d'Israël". Cette décision permettrait d'évacuer les blessés, "en vertu de l'accord de cessez-le-feu", selon une source proche du dossier.
Le point de passage de Rafah, à l'extrême sud de la bande de Gaza, et l'Egypte doit ouvrir samedi après l'échange de prisonniers entre Israël et le Hamas, ont indiqué vendredi à l'AFP une source du Hamas et une autre proche des négociations.
Le terminal de Rafah était essentiel pour l'entrée de l'aide humanitaire sur le territoire palestinien, avant que l'armée israélienne n'en prenne le contrôle côté palestinien, en mai 2024, en pleine guerre à Gaza. Depuis lors, il est fermé, ce qui a valu à Israël de vives condamnations de la communauté internationale et des organisations humanitaires.
L'UE a déployé sa mission d'assistance à Rafah
"Les médiateurs ont informé le Hamas de la décision d'Israël d'ouvrir le point de passage de Rafah", a indiqué le responsable du Hamas. La seconde source, proche des discussions, a précisé que cette décision permettrait l'évacuation des blessés, "en vertu de l'accord de cessez-le-feu" entré en vigueur le 19 janvier à Gaza.
Aucune source contactée par l'AFP, ni les autorités israéliennes, n'ont évoqué la question du passage de l'aide humanitaire par le terminal de Rafah.
L'Union européenne y a déployé vendredi sa mission d'assistance, a annoncé la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas, sans évoquer de date d'ouverture officielle.
Cette mission civile "soutiendra le personnel frontalier palestinien et permettra le transfert de personnes hors de Gaza, y compris celles qui ont besoin de soins médicaux", a écrit la diplomate sur le réseau social X.
L'objectif est de "coordonner et de faciliter le transit quotidien de 300 blessés et malades"
L'UE avait accepté lundi de reprendre sa mission de surveillance au terminal, avec 18 membres du personnel local et européen, dont un détachement de sécurité de la police italienne, espagnole et française.
"La mission a été lancée à la demande d'Israël et de l'Autorité palestinienne, avec le plein soutien de l'Egypte", a indiqué le gouvernement italien dans un communiqué, ajoutant que "l'objectif principal (était) de coordonner et de faciliter le transit quotidien de 300 blessés et malades".
Le ministère de la Santé du Hamas à Gaza a pour sa part déclaré dans un communiqué que le premier groupe de malades quitterait samedi le territoire pour se faire soigner en Egypte.