Emmanuel Macron chargé par le G7 de dialoguer avec l'Iran, mais sans mandat officiel

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Lors de leur dîner d'ouverture du sommet du G7, samedi soir, les dirigeants ont décidé de chargé le président français de dialoguer avec l'Iran, dans le viseur des États-Unis, selon une source diplomatique. Mais Donald Trump, dimanche midi, a démenti tout mandat accordé au président français, information confirmée par Emmanuel Macron.

Les dirigeants du G7 ont convenu de "charger le président français Emmanuel Macron de discuter avec l'Iran et de lui adresser un message" pour éviter l'escalade dans la région, ont indiqué dimanche à l'AFP des sources diplomatiques.

Mais dimanche midi, Donald Trump a démenti le fait que le G7 avait mandaté le président français. "Je n'ai pas discuté de cela", a-t-il dit en réponse à des journalistes à propos de l'Iran. Lors d'un point d'étape avec les journalistes, Emmanuel Macron a précisé qu'il ne s'était pas vu confier de "mandat officiel". "On va continuer à agir chacun dans son rôle", a affirmé le président français.

"Éviter que l'Iran ne se dote de l'arme nucléaire"

Selon ces sources diplomatiques citées par l'AFP, les dirigeants ont aussi réaffirmé, lors d'un dîner samedi à l'ouverture du sommet du G7 à Biarritz, que leur objectif était "d'éviter que l'Iran ne se dote de l'arme nucléaire". La France mène les efforts européens pour tenter de sauver l'accord sur le nucléaire iranien, fragilisé par le retrait des États-Unis.

"Les leaders du G7 se sont accordés sur deux points : nous ne souhaitons pas que l'Iran se dote de l'arme nucléaire et personne ne souhaite la déstabilisation de la région ni l'escalade, afin d'éviter un conflit militaire", a précisé cette source.

Macron, médiateur depuis plusieurs mois

Jouant les médiateurs depuis des mois, Emmanuel Macron, qui s'entretient régulièrement avec le président iranien Hassan Rohani, a présenté samedi à Donald Trump un compromis pour sortir de l'impasse.

Il lui a présenté l'option de permettre à Téhéran "pour une période limitée d'exporter une partie de son pétrole" en échange d'un retour à son engagement de ne pas enrichir d'uranium pour se doter de l'arme nucléaire. Donald Trump, après avoir déchiré l'accord sur le nucléaire iranien en mai 2018 et rétabli de lourdes sanctions, exige de nouvelles garanties de l'Iran sur ses activités diplomatiques et militaires.