Le Canada va interdire la captivité et l'élevage des cétacés

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La captivité et l'élevage de cétacés comme les baleines ou les dauphins vont désormais être interdits au Canada.
La captivité et l'élevage de cétacés comme les baleines ou les dauphins vont désormais être interdits au Canada. © EMILY IRVING-SWIFT / AFP
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L'adoption de ce projet de loi, déposé en 2015, a été saluée par les militants des droits des animaux. Certains cétacés pourraient malgré tout rester en captivité.

Les parlementaires canadiens ont validé lundi un projet de loi interdisant la captivité et l'élevage de cétacés comme les baleines ou les dauphins, une décision saluée par les militants des droits des animaux.

Une loi qui ne sera pas rétroactive

Ce projet de loi déposé en 2015, qui nécessite encore l'approbation royale symbolique, apporte des modifications au code pénal pour interdire au Canada entre autres la possession en captivité et la reproduction forcée de ces mammifères marins. Cette loi ne sera pas rétroactive, les cétacés actuellement en captivité le resteront donc, et certaines exceptions s'appliqueront notamment dans le cas d'animaux nécessitant une réhabilitation à la suite d'une blessure ou dans le cas d'une autorisation fournie par les autorités.

Le parc Marineland à Niagara Falls (dans l'est du pays) et l'aquarium de Vancouver (à l'ouest) sont les deux seuls établissements canadiens possédant des cétacés en captivité. "C'est une loi très importante dans le sens où elle interdit la reproduction et assure donc que les baleines et les dauphins actuellement gardés dans de minuscules réservoirs au Canada soient la dernière génération à en souffrir", a réagi dans un communiqué Melissa Matlow, directrice de campagne de l'ONG World Animal Protection Canada.

Dix pays ont adopté une position similaire

Le Canada a ainsi rejoint la dizaine de pays ayant "adopté une position progressiste contre la captivité et l'élevage" des cétacés, dont le Costa Rica et le Chili, selon une porte-parole de l'ONG. "Nous espérons que d'autres pays suivront maintenant l'exemple du Canada et que les agences de voyages se rendront compte de la baisse d'acceptation (sociale) de ce type d'attractions", poursuit l'ONG. Le voyagiste britannique Thomas Cook avait notamment indiqué à l'été 2018 sa volonté de supprimer de son catalogue les attractions impliquant "des orques en captivité" après un réexamen de la politique du groupe en matière de bien-être animal.