«La paix va durer un peu, mais pour combien de temps ?» : en Israël, le faible espoir du maintien du Plan de paix
Après la joie, l'inquiétude. Trois jours après les scènes d'émotions survenues à la libération des derniers otages encore en vie détenus par le Hamas, la circonspection s'installe en Israël. Le groupe terroriste est accusé de jouer la montre en ne remettant pas les derniers corps des otages morts en captivité, ce qui fait douter de la bonne volonté du Hamas à vouloir maintenir le Plan de paix.
Trois jours après les scènes de joie en Israël, à la libération des derniers otages encore en vie détenus par le Hamas, la tension remonte d'un cran à Gaza. Alors que le groupe terroriste n'a restitué que neuf corps sur les 28 otages morts en captivité, l'état hébreu l'accuse de chercher à gagner du temps. Le ministre de la Défense israélien menace ainsi de rompre le cessez-le-feu. Un changement de ton qui n'étonne pas la population israélienne, peu convaincue de la bonne volonté des Palestiniens.
Devant le Mur des Lamentations à Jérusalem, des centaines d'Israéliens, kippa sur la tête, s'inclinent et prient pour que la paix puisse enfin s'installer en terre sainte. Seulement, beaucoup doutent d'une telle issue, à l'image de Gad, un ancien soldat de l'armée israélienne, envoyé en renfort à Gaza pendant la guerre. "Est-ce qu'on peut croire le Hamas ?", se demande-t-il au micro d'Europe 1 avant d'expliquer que le groupe terroriste "a montré qu'on ne pouvait pas lui faire confiance". Selon lui, "la paix va durer un peu, mais pour combien de temps ?"
"En face de nous, on a des gens qui sont dans le côté obscur"
A quelques ruelles de la basilique du Saint-Sépulcre, Gilles discute de l'actualité brutale avec ses amis. Lui non plus ne croit pas à une paix durable tant que le mouvement islamiste sera aux commandes de Gaza. "Je n'ai pas confiance en le Hamas parce que c'est un mouvement terroriste et qu'on ne peut pas négocier avec des terroristes", argumente-t-il. "On veut la paix et en face de nous, on a des gens qui sont dans le côté obscur", appuie l'Israélien.
Or, sans changement profond à Gaza, le peuple juif continuera d'avoir peur, insiste Efrat, une jeune israélienne. "Tout commence par l'éducation. Quand on apprendra aux familles de Gaza à ne pas détester les juifs, à vouloir une belle vie, on aura l'espoir d'avoir la paix", assure la jeune femme.
Un espoir de paix d'autant plus fragilisé par le récit terrifiant de la captivité des anciens otages du Hamas et le mensonge de ce dernier qui n'a pas rendu tous les corps des Israéliens morts à Gaza durant la guerre.