Guerre en Ukraine : ce qu'il faut retenir au 389e jour de l'invasion russe

Le président russe Vladimir Poutine s'est rendu à Mariupol ce dimanche.
Le président russe Vladimir Poutine s'est rendu à Mariupol ce dimanche. © MIKHAIL METZEL / SPUTNIK / AFP
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avec AFP , modifié à
En pleine guerre en Ukraine, le président russe Vladimir Poutine s'est rendu dans la ville dévastée de Mariupol dans le Donbass sur les bords de la mer d'Azov. Un conseiller présidentiel ukrainien a très rapidement dénoncé le "cynisme" et "l'absence de remords" du maître du Kremlin. 
L'ESSENTIEL

Le président russe Vladimir Poutine s'est rendu à Marioupol, ville ukrainienne dévastée par les bombardements, a indiqué dimanche le service de presse du Kremlin, cité par les agences de presse russes. Il s'agit du premier déplacement du dirigeant russe dans cette cité portuaire d'Ukraine assiégée des mois et prise par l'armée russe en mai 2022. Vladimir Poutine a déjà visité samedi la Crimée, la péninsule annexée par la Russie en 2014, à l'occasion du 9e anniversaire de l'annexion.

Le président russe a décidé au dernier moment de se rendre à Marioupol, a affirmé dimanche le Kremlin en insistant sur le caractère "spontané" de son déplacement. "Tout cela était très spontané", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en évoquant ce premier voyage du dirigeant russe à Marioupol. "Ses déplacements en ville n'étaient pas prévus non plus", tout comme la visite d'un théâtre musical local, ni sa rencontre avec des habitants de la cité portuaire, a-t-il assuré.

Les principales informations

  • Après son apparition samedi en Crimée, Vladimir Poutine a effectué une visite surprise ce dimanche à Mariupol
  • Selon le ministère ukrainien de la Défense, le président russe a visité Mariupol de nuit "comme un voleur". 
  • Deux civils ont été tués dans des frappes à Kramatorsk

Un conseiller présidentiel ukrainien a dans la foulée le "cynisme" et "l'absence de remords" de Vladimir Poutine. "Les criminels reviennent toujours sur les lieux de leurs crimes... Le meurtrier de milliers de familles de Marioupol est venu admirer les ruines de la ville et ses tombes. Cynisme et absence de remords", a écrit sur Twitter Mykhaïlo Podoliak.  Les autorités ukrainiennes de Marioupol ont qualifié le dirigeant de "criminel international". "Le criminel international Poutine a visité la ville de Marioupol occupée" de nuit "probablement pour ne pas voir à la lumière du jour la ville tuée par sa 'libération'", a écrit le Conseil municipal sur son compte Telegram, faisant référence au mandat d'arrêt international visant le président russe.

Le maître du Kremlin a également effectué sa visite de nuit "comme un voleur", a affirmé dimanche le ministère ukrainien de la Défense. "Comme s'il était un voleur, Poutine a visité la ville ukrainienne de Marioupol, en s'abritant derrière la nuit. Premièrement, c'est plus sûr. Et aussi, la nuit lui permet de mettre l'accent sur ce qu'il veut montrer, et maintient la ville que son armée a totalement détruite et ses quelques habitants qui ont survécu à l'abri des regards indiscrets", a déclaré le ministère sur Twitter.

Deux civils tués et dix blessés dans des frappes à Kramatorsk

Deux civils ont été tués et dix blessés par des frappes russes avec "des armes à sous-munitions" samedi après-midi à Kramatorsk, dans l'est de l'Ukraine, a annoncé Pavlo Kyrylenko, le gouverneur de la région de Donetsk. Les frappes ont touché un parc, un magasin d'articles funéraires ainsi qu'une dizaine d'immeubles résidentiels et deux voitures, a-t-il précisé sur Telegram. "Plus d'une centaine de pays interdisent l'utilisation d'armes à sous-munitions mais la Russie continue d'utiliser ces armes qui relâchent de nombreuses bombes plus petites et blessent aveuglément les civils", a dénoncé Pavlo Kyrylenko.

Quelques heures plus tôt, le maire de Donesk, Alexander Gontcharenko, avait fait état de deux personnes tuées et 8 blessées, dont 3 grièvement, "conséquences du bombardement de Kramatorsk avec des armes à sous-munitions". "La Russie continue de faire régner la terreur", a fustigé l'édile sur sa page Facebook. Des journalistes de l'AFP ont entendu une dizaine d'explosions quasi-simultanées peu avant 16h locales et vu de la fumée s'élever dans un parc dans le sud de la ville.

Peu après, une autre dizaine d'explosions du même type a été entendue dans un quartier d'habitations à environ 2 km de la première frappe. Dans le parc, une femme est décédée sur place des suites de ses blessures causées par des éclats de munitions, ont constaté les journalistes de l'AFP.