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Arthur de Laborde avec AFP // Crédit photo : Sameer Al-Doumy / AFP , modifié à
Le président de la République, Emmanuel Macron, a dénoncé "l'indignité" des récents propos assez virulents de dirigents russes à l'encontre de la France, mais également contre Gabriel Attal. Le chef de l'État y voit un signe patent de "nervosité" des dirigeants russes. 

Emmanuel Macron a dénoncé vendredi l'"indignité" de récents propos virulents de dirigeants russes à l'encontre de la France, et notamment du vice-président de la Douma Piotr Tolstoï, y voyant un signe patent de "nervosité". "Je pense que leur indignité suffit à ne pas les commenter", a jugé le président français en réponse à la question d'un journaliste à Bruxelles à l'issue d'un Conseil européen, confiant son "étonnement d'une telle nervosité et d'un tel manque de nerfs chez les responsables russes".

Piotr Tolstoï, interrogé par BFMTV, avait notamment promis la mort à tout soldat français venant sur le sol ukrainien, ou s'en était pris à l'homosexualité du Premier ministre Gabriel Attal. Pour Emmanuel Macron, la Russie change de dialectique après les élections qui viennent de conforter le pouvoir de Vladimir Poutine.

Durcir le ton 

Aux yeux du chef de l'État, en parlant désormais de guerre, Moscou justifie les appels au sursaut qu'il adresse depuis plusieurs semaines aux alliés d'Ukraine. "Quiconque pense que la Russie s'arrêtera au Donbass et à la Crimée se trompe", a-t-il ajouté. 

 

Dans ses conclusions, le Conseil européen choisit d'ailleurs de durcir le ton en proclamant que l'Europe soutiendra l'Ukraine aussi intensément que nécessaire. Cette nouvelle formule renvoie à la notion d'ambiguïté stratégique chère au président français et ouvre la voie à un soutien plus poussé que l'aide militaire déjà fournie par les 27 à Kiev. La prochaine étape est celle de la mobilisation bien plus importante de fonds pour fournir des armes à l'Ukraine. Paris pousse l'idée d'emprunts européens, mais se heurte pour le moment à l'opposition de Berlin.