Face à l'épidémie de Coronavirus, l'UE se met (enfin) en ordre de bataille

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Les ministres de la Santé de s27 pays membres de l'Union européenne auront désormais un entretien quitidien.
Les ministres de la Santé de s27 pays membres de l'Union européenne auront désormais un entretien quitidien. © EMMANUEL DUNAND / AFP
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L'Union européenne se prépare à lutter contre une épidémie de coronavirus qui devraient continuer de s'intensifier dans les semaines à venir. Les dirigeants se disent prêts à utiliser tous les instruments à leur disposition : un fonds de 25 milliards d'euros, accompagné de mesures assouplissement budgétaire, va notamment être mis en place.

Face à la progression du coronavirus, l’Union européenne semble enfin se mettre en ordre de bataille. Les 27 chefs d’Etat et de gouvernement ont eu leur première réunion virtuelle de l’histoire de l’Union, mardi soir, pour aborder cet épineux dossier. Ils se sont dit prêt à utiliser tous les instruments à leur disposition contre l’épidémie.

En 2012, en pleine crise financière, une phrase avait permis de sauver la zone euro. "Nous ferons tout ce qu’il faudra", avait lâché le patron de la BCE Mario Draghi. Huit ans après, face à la crise du virus, il y a l’écho de ces quelques mots dans la bouche des dirigeants européens. "Nous prendrons toutes les décisions nécessaires", a affirmé par exemple Emmanuel Macron.

 

Un fonds de 25 milliards d’euros

Concrètement, pour soutenir le marché du travail, les systèmes de santé ou encore les PME, la Commission européenne met sur pied "le fonds d’investissement corona", il sera doté de 25 milliards d’euros. Bruxelles promet aussi, dès la fin de la semaine, des lignes directrices pour assouplir les fameux 3% de déficit budgétaire. La Banque centrale européenne doit prendre la parole jeudi, les ministres des finances embrayeront en début de semaine prochaine.

Uniformiser les mesures prises à l’échelle de l'Union

Et sur le plan sanitaire aussi, les 27 veulent tenter d’être plus efficaces, ils réalisent que des mesures nationales trop divergentes créent de l’angoisse dans les populations. Désormais, les ministres de la Santé auront un rendez-vous quotidien par téléphone. De son côté, Emmanuel Macron a justifié le niveau des mesures prises en France - qui pourrait prochainement passer au stade 3 de l’épidémie - en n’excluant pas de prendre, si la situation venait à l’exiger dans l’Hexagone, des mesures de confinement tout aussi drastiques que celles prises par la Chine ou l’Italie.

Europe 1
Par Isabelle Ory, édité par Romain David