Emmanuel Macron prêt à réexaminer les "modalités d'intervention" de la France au Sahel

, modifié à
  • A
  • A
Emmanuel Macron a mis la pression sur les alliés français de l'Otan sur la lutte contre le terrorisme au Sahel.
Emmanuel Macron a mis la pression sur les alliés français de l'Otan sur la lutte contre le terrorisme au Sahel. © Bertrand GUAY / AFP
Partagez sur :
Lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg, jeudi, le chef de l'État a également incité les alliés français de l'Alliance nord-Atlantique à s'impliquer davantage dans la lutte contre le terrorisme au Sahel après la mort de treize soldats français en opération au Mali, lundi soir.

Deux jours après l'annonce de la mort de treize soldats français lors de la collision de deux hélicoptères au Mali, Emmanuel Macron s'est exprimé sur l'opération Barkhane, au sein de laquelle les militaires morts lundi soir étaient mobilisés. Lors d'une conférence de presse conjointe avec le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg, jeudi, à l'Élysée, le chef de l'État s'est dit prêt à réexaminer les "modalités d'intervention" de la France au Sahel, où elle est engagée depuis 2013. "Le contexte que nous sommes en train de vivre au Sahel nous conduit aujourd'hui à regarder toutes les options stratégiques".

Il a par ailleurs demandé aux alliés de la France dans l'Alliance nord-Atlantique de "s'impliquer" davantage dans la lutte contre le terrorisme dans cette région de l'Afrique que des groupes terroristes continuent de déstabiliser.

Il "assume totalement" ses propos sur l'Otan

Aux côtés de Jens Stoltenberg, Emmanuel Macron a maintenu sa position sur l'Otan, qu'il a durement critiquée en évoquant dans un entretien à l'hebdomadaire libéral britannique la "mort cérébrale" de l'institution, début novembre. Devant la presse, jeudi, il a dit "assumer totalement" ses propos qui n'étaient pas bien passés chez ses partenaires. Il a aussi regretté "la déconnexion criante et inacceptable" des discussions au sein de l'Otan depuis deux ans autour du montant de la contribution financière américaine.