Ménage, rangement, précautions : les commerçants se préparent au déconfinement

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La grande majorité des commerces sont fermés depuis mi-mars, à l'instar des fleuristes qui ont simplement pu ouvrir le 1er mai. © CHRISTOPHE SIMON / AFP
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La France débutera son déconfinement lundi, et nombre de boutiques vont ouvrir rouvrir leurs portes, suscitant soulagement mais aussi inquiétude chez les commerçants. Qu'ils soient coiffeurs, agents immobiliers ou fleuristes, ils ont payé un lourd tribut lors de ces deux mois de confinement, et craignent pour la plupart que les clients ne soient pas au rendez-vous.
REPORTAGE

Déconfinement J-2. La France va tenter de reprendre le cours de sa vie, et remettre à flot son économie, paralysée durant deux mois à cause de la crise sanitaire liée au coronavirus. Ménage, rangement, préparation des nouvelles mesures sanitaires... Dans les petits commerces, l'heure est aux préparatifs.

À Clichy (Hauts-de-Seine), Élie donne un dernier coup de désinfectant sur le comptoir de son salon de coiffure, fin prêt pour sa réouverture. "J'ai hâte de commencer lundi", souffle-t-il. "Je suis hyper content de sortir de la maison, à la fin c'était insupportable", poursuit-il, confiant que la relation clientèle est ce qui lui a le plus manqué. Lundi, le coiffeur retrouvera enfin ses clients. Ceux-ci ne pourront cependant pas être plus de quatre dans le salon, et devront obligatoirement porter un masque.

"Les gens ne vont pas sortir comme ça"

Dans la rue voisine, une agence immobilière réceptionne sa dernière commande de produits sanitaires. "On attend avec grande impatience que les clients soient au rendez-vous parce que le chiffre d'affaires a baissé de 80% sur ces deux mois", explique Franck Chouhada.

À ce propos, Sabrina, fleuriste, se montre plus prudente. Elle aussi a payé les pots cassés de cette crise sanitaire. Depuis mi-mars, ses invendus représentent 3.000 euros de perdus, et elle doute que les clients reviennent dès le 11 mai. "Je pense qu'il peut y avoir de la retenue par rapport à ce qu'a annoncé le Premier ministre", dit-elle. "Les gens ne vont pas sortir comme ça, mais on croise les doigts".

Europe 1
Par Théo Maneval, édité par Pauline Rouquette