Durant son allocution télévisée du mercredi 5 mars, le président de la République est longuement revenu sur la guerre en Ukraine et la menace que représente la Russie pour l'Europe et la France, affirmant que "la menace russe est là" et "nous touche", sans "connaître de frontières."
"Ouvrir le débat stratégique" de la dissuasion nucléaire
Selon Emmanuel Macron, les engagements français et européens envers l'Ukraine doivent perdurer, notamment "par un soutien à l'armée et la défense européenne."
La décision de recourir à l'arme nucléaire "a toujours été et restera entre les mains du président de la République", a assuré Emmanuel Macron, qui souhaite néanmoins "ouvrir le débat stratégique" sur la protection de l'Europe par l'arme nucléaire française.
"Répondant à l'appel historique du futur chancelier allemand (Friedrich Merz, NDLR), j'ai décidé d'ouvrir le débat stratégique sur la protection par notre dissuasion de nos alliés du continent européen. Quoi qu'il arrive, la décision a toujours été et restera entre les mains du président de la République, chef des armées", a déclaré le chef de l'État.