Dernier hommage à George Floyd : "Dans ce cercueil, j'ai vu mon fils, mes frères, moi-même"

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George Floyd, hommage, fresque 1:43
Lundi, des milliers de personnes ont défilé devant le cercueil de George Floyd, pour lui rendre un dernier hommage. © AFP
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La ville d'Houston se prépare pour les obsèques de George Floyd, tué par un policier blanc à Minneapolis. Un décès devenu symbole des violences policières et du racisme à travers le monde. Lundi, des milliers de personnes ont défilé devant son cercueil, pour lui rendre un dernier hommage. Europe 1 était sur place. 
REPORTAGE

Sa mort est devenue le symbole des violences policières et du racisme aux Etats-Unis. Lundi, des milliers de personnes ont défilé devant le cercueil ouvert de George Floyd, mort sous le genou d'un policier blanc, dans une église de Houston au Texas. Ses obsèques, en petit comité, auront lieu ce mardi à 18 heures, heure française. Le visage du père de famille afro-américain était paisible dans le cercueil doré capitonné de bleu. Encore inconnu il y a deux semaines, il s'étale désormais sur les murs et les t-shirts, partout aux Etats-Unis mais aussi dans le monde.

Un symbole devant lequel défilent en silence des milliers de personnes. Certains sont venus de loin, comme Jason qui a roulé 5 heures pour venir rendre hommage à George Floyd. "Je n'ai pas seulement vu George dans ce cercueil, dit-il en larmes, j'ai vu mon fils, mes frères, moi-même, mes sœurs".

"Tu seras le dernier George"

"Tu seras le dernier George", a promis Rose, se recueillant face au cercueil. "Je ferai tout ce que je peux pour ça". Dans la file d'attente, certains comparent ce moment historique à la mort de Martin Luther King, assassiné en 1968. 

Cynthia, elle, n'a pas hésité à venir avec son fils de seulement 9 ans. "Il doit comprendre que c'est une question de vie ou de mort", dit-elle, tremblante. "Je lui explique déjà comment se comporter avec la police". "Je veux être libre, je ne veux pas être étouffé par un policier", souffle le petit garçon, en levant les yeux vers sa mère. Sur son t-shirt, un message : "Moi aussi, je suis l'Amérique".

Europe 1
Par Xavier Yvon, édité par Mathilde Durand