Nice: une mauvaise blague à l'origine de l'évacuation du marché de Noël

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avec AFP
Les forces de l'ordre ont évacué et passé au peigne fin le marché de Noël de Nice samedi, après qu'un plaisantin a glissé à l'oreille d'un agent de sécurité son intention d'acheter une bombe... d'équitation. Une fausse alerte qui lui vaudra d'être présenté à la justice.

L'homme qui avait provoqué samedi l'évacuation du marché de Noël à Nice a reconnu qu'il avait fait une mauvaise blague et sera présenté à la justice pour cette fausse alerte, a indiqué dimanche à l'AFP une représentante du parquet de la ville.

"En fait, et cela a été confirmé par sa compagne qui a aussi été entendue, l'homme a parlé de bombe car sa fille fait de l'équitation, et il n'a rien trouvé de mieux à faire que de susurrer à l'oreille d'un agent de sécurité, en sortant du marché de Noël où il se trouvait, qu'il allait acheter une bombe", explique la magistrate. "Du coup, l'agent de sécurité a appliqué les consignes, ce qui a entraîné l'évacuation des 3.500 personnes présentes sur le site", ajoute-t-elle.

L'homme, un quinquagénaire qui a été remis en liberté à l'issue de sa garde à vue, a reconnu qu'il s'agissait d'une blague de mauvais goût. Pour cette fausse alerte à la bombe, il sera présenté à la justice, sur la base d'une comparution en reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), dans le courant du premier semestre 2020, précise le parquet de Nice.

Habitué des mauvaises

Le plaisantin, assez sujet à ce type de mauvaises blagues aux dires de sa compagne, avait été rapidement identifié grâce au système de vidéosurveillance de la ville et interpellé quelques minutes après sa sortie du marché de Noël, alors qu'il se rendait dans un grand magasin voisin place Massena.

Le marché de Noël de Nice, auquel on ne peut accéder qu'en passant par des portiques de sécurité, avait été passé au peigne fin par les équipes de déminage avant de rouvrir vers 17h00, deux heures après son évacuation. Nice a été frappé par l'un des attentats les plus meurtriers revendiqués par le groupe Etat islamique sur le sol français : le 14 juillet 2016, lors de la fête nationale, un Tunisien au volant d'un camion avait fait 86 morts et 450 blessés.