Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne
Week-end à Blois : Maison de La magie de Robert Houdin / La Cacasse à cul-nu des Ardennes

Week-end à Blois : Maison de La magie de Robert Houdin / La Cacasse à cul-nu des Ardennes

Date de publication
Épisode · 5 min 34 sec · Culture
Body

Vanessa vous nous proposez pour Halloween un city break en famille à Blois sous le signe de la magie…


Pourquoi Blois ? Je vous réponds, la maison de la magie. Pourquoi une maison de la magie à Blois ? Parce que c’est la ville natale de Robert Houdin, le père de la magie moderne, qui était aussi un homme de lettres, un créateur d’automates, et à ses premières heures, un horloger : un inventeur né ! 

Il avait mis au point en 1837 l’ancêtre du radio réveil avec une bougie qui s’allumait au moment de la sonnerie. Une pendule mystérieuse qui est exposée justement à la maison de la magie : une passion de la mécanique qui l’a poussé aussi à créer des tours comme le carton fantastique, le coffre transparent, les pièces voyageuses, et à tenir ses soirées fantastiques à Paris pendant 7 ans et à être mondialement reconnu. 

Cette Maison de la Magie elle est installée face au château de Blois dans une grande maison bourgeoise. Qui lui rend l’hommage, mais aussi à Houdini, le roi de l’évasion ou même à Gérard Majax. C’est surtout le seul musée en Europe à présenter des collections de magie pointues et un spectacle vivant permanent…


… qu’est-ce qu’on découvre en ce moment dans ce musée de la magie ?


Une exposition sur les « Maitres de l’évasion », « L’art de s’évader », auquel le magicien Harry Houdini a donné le nom d’escapologie. L’escapologie qu’il va transcender en spectacle, en sensationnel. Il arrivait à sortir de sa camisole oui, mais dans la foulée à être suspendu par les pieds en haut d’un gratte-ciel. 

A s’évader d’une guillotine mais juste avant que la lame ne tombe. Ou s’évader du pot au lait. Ca consiste en quoi ? Et bien pour ca rendez-vous samedi prochain, le jour d’Halloween, à 14h sur la place en face du château. Andy Wise, illusionniste, va s’immerger enchainé dans un aquarium géant, transparent. Et il va devoir ouvrir ses cadenas un à un. Sachant qu’il peut rester en apnée jusqu’a 5 mn max. Un moment suspendu ! là on est dans de la performance.


Et nos valises on les pose où ?


Pas loin, à La demeure des cordeliers : jolie maison d’hôtes


Fiche pratique

Maison de la Magie à Blois : https://www.maisondelamagie.fr/

Performance d’Escapologie le 31 octobre 2026 à 14h sur la place du château

La demeure des cordeliers : https://www.demeuredescordeliers.fr/f

LA CACASSE À CUL-NU


Il y a des noms de recettes qui ne s’inventent pas ! Aujourd’hui, direction les Ardennes, avec une spécialité qui mérite à elle seule le détour : la cacasse à cul nu ! Rassurez-vous, on reste dans la gastronomie !

Derrière ce nom pour le moins original se cache un vieux plat paysan, né dans les campagnes ardennaises. Une recette de pauvres, de ceux qui devaient nourrir toute la famille avec trois fois rien. Et à l’époque, trois fois rien, c’était souvent quelques pommes de terre, des oignons et un peu de graisse.

Pourquoi « à cul nu » ? Tout simplement parce que le plat ne contenait pas de viande ! On se contentait parfois de frotter le fond de la cocotte avec un morceau de lard pour donner un peu de goût. La cacasse, c’est donc une sorte de ragoût de pommes de terre, mijotées dans une sauce courte, légèrement épaissie à la farine.

Mais les temps ont changé ! Lorsque la viande est devenue plus accessible, les Ardennais ont ajouté du lard, parfois même

des saucisses fumées. Et ils ont trouvé une expression : la cacasse est désormais « culottée » ! Autrement dit, on lui a remis un pantalon !

Ce plat a même sa confrérie, créée en 2001, avec cette devise : « Tout passe, tout lasse, pas la cacasse ! »

Alors, comment prépare-t-on cette fameuse cacasse ?

Pour quatre personnes, prévoyez un bon kilo de pommes de terre à chair ferme, deux oignons, deux gousses d’ail, quatre belles tranches de lard, un peu de farine, du thym et du laurier.

Commencez par faire revenir le lard dans une cocotte en fonte. Lorsqu’il est bien doré, réservez-le. Dans la même graisse, faites rissoler vos pommes de terre épluchées et coupées en gros morceaux. Il faut qu’elles prennent une jolie couleur. Retirez-les à leur tour.

Faites ensuite revenir les oignons émincés, ajoutez deux cuillères de farine et laissez légèrement roussir. Remettez les pommes de terre, ajoutez de l’eau juste à hauteur, l’ail, le thym et le laurier. Salez, poivrez et laissez mijoter doucement, à couvert, pendant une quarantaine de minutes. En fin de cuisson, remettez le lard pour le réchauffer.

Le secret, c’est de ne surtout pas mettre trop d’eau : les pommes de terre doivent être fondantes, enrobées d’une sauce courte, bien liée, presque sirupeuse.

Et voilà ! Un plat qui ne coûte presque rien, qui réchauffe les soirées d’automne et qui prouve une fois de plus que les meilleures recettes ne sont pas toujours les plus compliquées.

Et pour ceux qui voudraient respecter la recette d’origine, il suffit de retirer le lard. Vous retrouverez alors une authentique cacasse à cul nu. Mais entre nous, pour les premiers froids, je préfère quand même la version culottée !