Un phare écogite en Bretagne et deux recettes pour cuisiner le rôti du dimanche

  • A
  • A
4:24
© Europe 1
Le Club culture et évasion est une chronique de l'émission Europe Matin - Week-end - 6h-9h
Partagez sur :

Gastronomie, loisirs… Chaque dimanche, la rédaction d'Europe 1 se réunit et fait un tour de table pour que vous fassiez le plein d'idées sorties, en famille ou entre amis.

C’est la Grande Evasion, on prend le large ce matin.

Je vous emmène sur une ile qui abrite le plus grand Phare d’Europe, 82,50 mètres et qui vous réserve une belle surprise ! Déjà est ce que vous avez une idée d’où il peut se situer ce phare, en sachant que la plus grande concentration de phares se trouve en Bretagne ? Il trône dans « La terre du bout » : le Finistère. C’est le phare de l’ile Vierge, à Plouguermeau, à un bon kilomètre de la cote.

Mais ce phare, il n’est pas seul sur l’ile. Il y en a un autre, tous 2 Classés aux Monuments historiques. Le second, le petit phare. 43 mètres de hauteur tt de même, c’est l’ancien phare des gardiens. Ils ont été 75 à se succéder jusqu’en 2010 et aujourd’hui c’est le vôtre : c’est un écogite !

Mais dans son "jus" ?

L’âme des lieux a été préservée. Mais le gite est entièrement éco responsable. Panneaux photovoltaïques, aérogénérateurs, etc. Il a été magnifiquement restauré par des tailleurs de pierre, des ferronniers d’art et des menuisiers. Voilà le résultat après 3 ans de travaux. Ecoutez Gaïde Leneil de l’office des abers. Spacieux et lumineux. On pourrait y mettre notre studio ! "Il y a de belles voutes en pierre, enduites à la chaux. Les sols carrelés ont été retirés pour qu'on puisse retrouver des belles dalles granite d'origine. C'est un bel espace de 150 mètres carrés  ou la mer s'invite à toutes les fenêtres", explique Gaïde Leneil.

Et on y va en bateau j’imagine ?

Oui et une fois sur l’ile, vous êtes dans un espace naturel protégé. Les oiseaux marins sont en pleine nidification d’ailleurs en ce moment au milieu des roches découpées, des pelouses aérohalines, ces pelouses très denses comme des coussins bien moelleux, des armérias maritimes qui forment des nuages roses.

Et puis pas d’angoisse s’il pleut, vous avez des livres et des jeux de société  à disposition dans le gite. Les réservations viennent d’ouvrir. 350 euros la nuit pour 10 personnes maximum, sur le site www.abers-tourisme.com. Donc dormir à la fois dans un monument historique et un superbe phare réhabilité en écogite, on n’hésite pas, on fonce.

Marion Sauveur, en ce dimanche, on se met au rôti ! 

 En cuisinant le plat traditionnel britannique du dimanche : le sunday roast, le rôti du dimanche. De l’autre côté de la Manche, c’est une institution… qui daterait du XVIIIe siècle quand les familles du Yorkshire laissaient de la viande au four avant le départ à la messe du dimanche. Et quand ils rentraient, le repas était prêt. Aujourd’hui, on déguste ce rôti tous les dimanches… c’est un moment important et festif… à la maison et dans tous les pubs. 

Comment on réalise un sunday Roast ? 

C’est traditionnellement un rôti de bœuf, servi avec sa sauce, des légumes et un pudding salé. Le morceau de bœuf doit rester à température ambiante une ou deux heures avant d’être enfourné. On commence par réaliser des incisions dans le rôti avec un couteau, pour insérer des lamelles d’ail, avant de la badigeonner entière d’huile d’olive. 

 

Les ingrédients

Pour le rôti

  • 1 rôti de boeuf d’1kg (morceau tendre, comme la tende de tranche)
  • 3-4 gousses d’ail
  • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
  • Poivre et sel

 Pour les Yorkshire puddings

  • 2 gros œufs
  • 100 g de farine
  • 100 ml de lait

 Pour la sauce Gravy

  • Le jus de cuisson du rôti 
  • 1/2 verre de vin rouge ou de porto
  • 500 ml de bouillon de viande ou de légumes
  • 1 cuillère à soupe de beurre froid, coupé en petits cubes

Pendant que le four chauffe : badigeonner les moules d’huile végétale pour le pudding… avant de mettre les moules au four, pour que l’huile soit bien chaude, avec le rôti. Et on réalise les Yorkshire puddings… des sortes de brioches salées en mélangeant des œufs, de la farine et du lait. A mi-cuisson du rôti, on enfourne les puddings. 

L’idéal serait de préparer la viande à la broche… et de placer le pudding en dessous. Le jus de viande va s'égoutter sur le pudding… et va lui donner une saveur délicieuse. Faites cuire le rôti dans un four chaud (220 degrés) pendant 30 minutes, pour une cuisson saignante). Badigeonner les moules pour le pudding… avant de les mettre au four, pour que l’huile soit bien chaude. Une fois la cuisson terminée, couvrir le rôti de papier aluminium, et laisser reposer 5-10 minutes.

Pendant ce temps-là, réaliser la sauce en récupérant le jus du rôti et les morceaux qui ont collé au plat. Faire chauffer à feu vif jusqu’à ce que le jus commence à faire des petits bouillons. Déglacer avec le vin, et racler le fond de la casserole avec une spatule en bois. Laisser réduire, avant d’ajouter le bouillon tout en mélangeant, avant de faire réduire de nouveau. Quand la sauce est réduite, ajouter le beurre en petits morceaux. Lorsqu’il est fondu et entièrement incorporé dans la sauce, arrêter le feu. Découper le rôti en fines tranches et servir nappé de cette sauce "gravy" et accompagné de légumes et de son Yorkshire pudding. 

Une autre idée de rôti ? 

2eme recette : un rôti Orloff 

On quitte l’Angleterre pour la France, avec ce rôti classiquement réalisé avec du veau. Mais on peut aussi utiliser de la viande de porc ou de dinde. Cette recette aurait été inventée pour le Prince Orloff, ambassadeur de Russie en France… d’où son nom. A l’origine, le rôti était braisé au vin, avant d’être tranché, fourré de sauce aux champignons et aux oignons et nappé de sauce Mornay (une béchamel à l’œuf et au fromage) et de fromage grillé.  

 

 Les ingrédients 

  • 1.2 kg rôti de veau dans le filet ou la noix
  • 100 g comté
  • 10 tranches lard fumé de fines tranches
  • 2 oignons
  • 25 cl de bouillon ou d’eau 
  • sel et poivre

Je vous propose une version plus contemporaine de ce rôti Orloff. Un rôti de veau, où l’on va faire des entailles dans le sens de la largeur… tous les 1,5cm… sans aller jusqu’au bout. On va garnir entre chaque tranche de viande de comté et de tranches de lard. On reconstitue le rôti et on ajoute tout autour du lard, avant de le ficeler… Il ne restera plus qu’à le saisir de chaque côté dans une cocotte, avant de le mettre de côté. Et de faire revenir quelques oignons dans du beurre. Remettre le rôti, avec un fond d’eau (ou du bouillon) et placer au four pendant 45 minutes à 1 heure (180 degrés) en fonction de la taille. 

Il faut bien l’arroser en cours de cuisso pour qu'il reste moelleux et juteux. Le fromage va fondre et avec le lard, ils vont nourrir la viande pour la rendre bien moelleuse. 

Si on ne veut pas cuisiner ? 

 Faites un tour sur le marché, chez votre charcutier traiteur ou votre boucher… il vous proposera un rôti juste à réchauffer ou un poulet rôti juste bien grillé. A Paris, le restaurant de l’hôtel Nolinski propose tous les dimanches le Sunday Roast à emporter ou en livraison. Le Chef étoilé Philip Chronopoulos décline un menu complet avec une entrée, un plat et un dessert pour 4 personnes (180 euros). 

Au menu de ce dimanche : une Bagna Cauda, une Fougasse à la pomme de terre, une Selle d’agneau rôtie avec ses légumes de printemps au basilic et un crumble à la rhubarbe - yaourt à la vanille. Dans la halle gourmande Douze à Paris… le chef Pablo Jacob proposera lors de l’ouverture de sa terrasse de belles pièces de rôtis de viande, de poissons ou de légumes (entre 30 et 40 euros).

  • Au Paradou dans les Bouches du Rhône, vous pouvez commander à emporter un boeuf wellington du dimanche chez BEC (50€ par personne), c’est servi avec une purée truffée et son jus de viande. La cuisson se fait à la maison. 
  • Aux Sources de Cheverny, dans le Loir-et-Cher, à la réouverture du restaurant : vous pourrez déguster une Poitrine de cochon "Roi rose de Touraine" confite au paprika fumé, carottes des sables.