L'hôtel Pley et une escapade gourmande lyonnaise

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Le Club culture et évasion est une chronique de l'émission Europe Matin - Week-end - 7h-10h
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Gastronomie, loisirs... Chaque dimanche, la rédaction d'Europe 1 se réunit et fait un tour de table pour que vous fassiez le plein d'idées sorties, en famille ou entre amis.

On s’évade ce matin en poussant les portes d'hôtels aux concepts insolites en plein cœur de Paris   

Oui. Il s'appelle le Pley. On est rue du Faubourg st Honoré, loin des hôtels grand luxe. Plus qu’un hôtel, c’est un lieu de vie ouvert a tout le monde autour de l’histoire de la radio. On est dans le 8eme arrondissement de Paris, le quartier historique des stations de radio.

Le ton est donné dans le lobby avec une œuvre de l’artiste de Julien Nedelec: une phrase:" One, Two, Three, Four. It’s snwoing where you are" (Un, deux, trois, quatre. Il neige où vous êtes". C'est la première phrase prononcée à la radio, émise et reçue en 1900. Donc la radio est partout : dans le bar, le restaurant, les chambres, avec des affiches, des vieux postes, des vinyles, des livres sur la musique, des cassettes, et des photos d’archives dont beaucoup d’Europe 1. Vous dormirez peut être enfin avec Julie ou même vous essayer au micro dans un véritable studio, pour enregistrer des podcasts.

Un joli clin d’œil pour les 100 ans de la radio. Autre adresse ?

Et bien on va chez Monsieur ! Enfin vous avez le choix entre plusieurs Messieurs. Monsieur Cadet, Saintonge, Aristide et Eugène, Pablo… Ce sont les noms de la collection des "Hôtels Monsieur". la particularité : Chaque hôtel est une maison, en rapport avec une personnalité ou un quartier. Pour y dormir, tester surtout l’art de vivre a la française, mais caché.

Par exemple chez Monsieur Georges, vous avez un jardin suspendu dans un jardin aromatique, des tables dans un patio ou une terrasse, un bar à cocktails, une cave à vin pour les initiés et même un spa le Tigre. Et cette maison de famille, elle a été imaginée par une des grandes décoratrices Anouska Hempel, c’est elle qui est a l’origine du concept de boutique-hôtel. Et elle s’est inspirée une fois de plus de ses voyages, là elle a habillé Monsieur Georges devert, une inspiration turque.

Avec vous Marion Sauveur, on reste dans la Vallée de la Gastronomie. On s’arrête dans la capitale : Lyon ! 

Je ne résiste pas à faire une escapade gourmande lyonnaise. Et je vous propose pour ce dimanche un menu lyonnais. 

On commence l’apéritif par un incontournable des tables lyonnaises qu’on connaît surtout en hiver, en gratin, sous la sauce : la quenelle. Je vous la propose en apéritif. Giraudet, le spécialiste des quenelles, réalise des minis-quenelles : nature, pesto, tomate piment d’Espelette et olive de Nyons. Elles sont goûtues, vous n’avez qu’à les faire revenir à la poêle 3-4 minutes avec un peu d’huile d’olive. Si vous n’avez que de grosses quenelles à la maison, vous les découpez en tranches et vous les faites dorer une minute de chaque côté. Vous pouvez même vous en servir comme support et rajouter par-dessus du jambon cru. 

En entrée ? 

Je vous propose une salade lyonnaise. Une salade frisée, mêlée avec de beaux lardons, des croûtons, des œufs pochés et une vinaigrette à la lyonnaise bien moutardée et émulsionnée. L’une des plus gourmandes de Lyon, avec des lardons bien généreux revenus dans une pointe de beurre et des croûtons colorés et bien gourmands, c’est celle du chef Olivier Canal, du bouchon La Meunière. En entrée, 10,50 euros. 12,50 euros en plat.  

 

Les ingrédients :

  • 1 petite salade frisée fine, jaune (pour éviter l’amertume de la verte)
  • 2 œufs
  • 2 cuillère à soupe de moutarde
  • 1 cuillère à soupe de vinaigre de vin
  • 1 cuillère à soupe d’huile
  • 1 gousse d’ail
  • 1 poitrine de cochon fermier
  • Pain

Les étapes de la recette : 

1. Préparer votre salade dans votre saladier.

2. Pocher les œufs, dans une eau bien vinaigrée bouillante : 2-3 minutes.

3. Faire revenir dans du beurre des croûtons, d’un centimètre de côté.

4. Découper des lardons d’1 cm de large sur 2 cm de longueur : à poêler avec un peu de beurre, à la dernière minute.  

5. Et terminer par une vinaigrette. Mélanger avec une fourchette : la moutarde, le vinaigre et l’huile. Sans oublier l’ail émincé. Il faut qu’elle soit bien montée à la lyonnaise, bien émulsionnée.

6. Pour la petite touche : le persil frisé, haché fin.

Vous pouvez la choisir aussi en plat. Mais j’avais envie de vous faire déguster du saucisson pistaché Lyonnais qu’on appelle parfois cervelas. C’est un saucisson frais, à cuire. On le poche dans l’eau sans le piquer. Vous aurez un saucisson d’une belle couleur rosée avec ces pistaches vertes qui ressortent. C’est un délice avec des pommes de terre à l’eau. Vous en trouverez dans tous les bouchons lyonnais. Pour le faire à la maison, allez dans les bonnes charcuteries comme Sibilia ou Bonnard

On passe au fromage ? 

Et oui, on est gourmand les Lyonnais. Je ne vous parle pas bien sûr des traditionnels Saint-Marcellin ou Saint-Félicien qu’il faut absolument que vous goûtiez si vous passez à Lyon et notamment ceux de la Mère Richard. Mais l’une des spécialités fromagères de Lyon, c’est la cervelle de canuts. Un plat que mangeaient les Canuts, les ouvriers de la soie, au 19ème siècle... à base de fromage blanc, agrémenté d’échalote et fines herbes pour en relever le goût à moindre frais. Je vous conseille celle du bouchon Les Lyonnais.

Et en dessert ? 

Une tarte aux pralines roses. Cette praline rose est une amande enrobée de sucre cuit coloré. On en fait une tarte gourmande et tellement délicieuse. La véritable tarte aux pralines est réalisée sans sirop de sucre et ne coule pas. Je vous conseille celle du chocolatier Sève, avec une pâte fine à base d’amandes, garnie de pralines faites maison qui sont pilées avant d’être mélangées à la crème d’Echirée. On a une tarte bien colorée, avec du croquant et de la gourmandise ! 

Et la bonne nouvelle, c’est que si vous n’êtes pas à Lyon vous pouvez commander cette tarte sur le site de la Maison Sève.

 

Les ingrédients pour la pâte : 

- Beurre 120 g

- Sucre glace 60 g

- Poudre d’amande 60 g

- Farine 150 g

- Blanc d’œuf 20 g (environ 1)

- Miel d’acacia 5 g

Les étapes de la recette de la pâte : 

1. Ramollir le beurre au mélangeur à l’aide du crochet.

2. Ajouter le sucre glace, la poudre d’amande, le blanc d’œuf et le miel, mélanger.

3. Ajouter la farine, mélanger. Finir de mélanger à la main jusqu’à obtenir une pâte homogène.

4. Filmer et réserver au froid (1 heure).

Les ingrédients pour la praline : 

- Crème liquide 100 g

- Pralines concassées 100 g

- Vanille Une gousse 1g

Les étapes de la recette : 

1. Faire bouillir la crème avec la vanille, verser la crème chaude sur les pralines, mélanger. Réserver au froid 1 heure minimum.

2. A l’aide d’un rouleau, étaler la pâte à environ 2 mm d’épaisseur, déposer la pâte sur le moule, couper le surplus à l’aide du rouleau.

3. Peaufiner le fonçage dans le moule. Cuisson à blanc (sans garniture), four préchauffé à 180° entre 15 et 17 mn.

4. Garnir la pâte cuite avec l’appareil praline rouge, enfourné à 180° pendant 17 à 19 mn Four chaleur tournante. 

5. Laisser refroidir puis mettre au congélateur 15 à 20 mn, puis démouler.

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