4:07
  • Copié

Chaque jour, David Abiker scrute la presse papier et le web et décrypte l'actualité.

Bonjour David, on commence cette revue de presse par les violences policières et le procureur de Paris Rémy Heitz qui sort de son silence.

Bonjour Sébastien, bonjour à tous. "Des policiers seront jugés", c’est la Une du Parisien-Aujourd’hui en France et l’engagement du Procureur de Paris qui dresse le bilan judiciaire de six mois d’affrontements entre les forces de l’ordre et les "gilets jaunes". Et le magistrat assure que personne ne bénéficiera d’une quelconque immunité.

Etat de droit

C’est l’Etat de droit qui est en jeu dans cet entretien et c’est aussi l’Etat de droit qui fait la une du Figaro, "la démocratie menacée par le système Erdogan" titre le quotidien après l’annulation du scrutin municipal du 6 mai et une nouvelle élection prévue le 23 juin prochain. En Israël c’est l’Etat de droit qui fonctionne lui, puisqu’il prévoit la dissolution de l’assemblée si elle ne trouve pas une coalition de gouvernement. "Allo Bibi Bobo", s’amuse Libération des déboires politique de Netanyahou.

Ailleurs dans la presse il est question de la hausse des tarifs de l’électricité qui augmente dès demain, on en parlait avant-hier sur Europe 1 à la centrale nucléaire de Gravelines. "Coup de chaud sur les tarifs" titre Le Courrier Picard, "Pourquoi la facture augmente" explique La Croix tandis que La Voix du Nord recommande le bon plan de l’offre groupée.

360 plaintes contre les forces de l’ordre déposée, aucune poursuite

A la veille de l’acte 29 des "gilets jaunes", le Procureur de Paris sort de son silence sur un sujet sensible au ministère de l’Intérieur : l’épineux dossier des violences policières et ce sentiment qui s’est progressivement installé dans le débat public qu’il y a deux poids deux mesures et que pour nombre de manifestants blessés la justice avance plus lentement quand il s’agit de poursuivre et juger des policiers voire qu’elle les protège. Les chiffres officiels sont donc les bienvenus et c’est le procureur de Paris Rémy Heitz qui les donne au Parisien-Aujourd’hui en France

"Les forces de l’ordre peuvent avoir un recours à la violence légitime ce qui n’est pas le cas des manifestants"

 

Au bout de six mois de crise, quelque 360 plaintes contre les forces de l’ordre ont été déposée, donnant lieux à 243 enquêtes de l’Inspection générale de la police, et cinq de son équivalent pour la gendarmerie. A ce jour aucun policier ni gendarme n’a fait l’objet de poursuite, alors que la justice a recensé 2.907 gardes à vues de manifestants, dont près de la moitié classée sans suite, et prononcé 515 jugements en comparution immédiate.

Violence légitime

Côté police, Remi Heitz annonce au Parisien avoir ouvert huit informations judiciaires relatives à des faits survenus entre le 26 novembre et le 16 février dernier : tir de LBD sur Jérôme Rodriguez par exemple, explosions de grenades GLI-F4, matraquage comme dans le cas du Burger King de l’avenue de Wagram. C’est peu et c’est lent fait remarquer en substance Le Parisien-Aujourd’hui en France. Ce à quoi Remi Heitz répond que ce qui distingue les violences des manifestants de celles commises par les policiers c’est qu’elles ne sont pas de même nature. "Les forces de l’ordre peuvent avoir un recours à la violence légitime ce qui n’est pas le cas des manifestants".

La question est de savoir si policiers et gendarmes ont pu faire un usage illégitime ou disproportionné de la force. Cela prend du temps". Pourtant le magistrat l’assure, les policiers fautifs seront renvoyés en correctionnelle et "personne ne bénéficiera d’une quelconque impunité".

Encaisser une défaite : la méthode Federer et la méthode Courteau

Et notamment dans L’Equipe et Libération qui célèbrent à l’unisson la présence de trois Français au troisième tour du tournoi simple de Roland Garros. Il est évidemment dans la course c’est Roger Fédérer de retour à Roland Garros et qui confie à Paris Match cette semaine qu’il a appris à digérer les défaites avec le temps et l’âge.

"Il faut savoir aussi fêter les branlées"

"C’est important que les défaites fassent mal car il faut apprendre d’elle. Mais aujourd’hui, dès les interviews d’après match, je prends de la distance et une fois rentré chez moi c’est comme si le match n’avait pas eu lieu".

Fêter les branlées

 

La méthode de Loïc Courteau, ex-entraîneur d’Amélie Mauresmo, pour encaisser les défaites est différente. Il se rappelle avoir fêté une défaite en Fedcup en prenant une cuite sévère toute une nuit avec Yannick Noah, Nathalie Dechy, Julie Halard et Amélie Mauresmo. "Il faut savoir aussi fêter les branlées" confie-t-il à L’Equipe. Avis aux amateurs et aux professionnels.