Publicité
Publicité
[3/4] Titanic, histoire d'un naufrage

[3/4] Titanic, histoire d'un naufrage

Au Cœur de l'Histoire
22 juin 2023 Épisode · Société
Description de l'épisode

SÉRIE SPÉCIALE - L’historienne Virginie Girod poursuit son récit sur l’histoire du Titanic, dans une série inédite en 4 parties. Le 14 avril 1912, un peu avant minuit, dans l’Atlantique nord, l’équipage du Titanic est en alerte maximale : après un terrible choc avec un iceberg, les six premiers compartiments étanches prennent l’eau. L’architecte du paquebot Thomas Andrews estime disposer d’une heure pour évacuer le bâtiment… Les passagers de 3e classe sont les premiers à se rendre compte que quelque chose d’anormal vient de se produire. Puis peu à peu, c’est tout le bateau ensommeillé qui bascule dans l’horreur. Canot par canot, qui supervise l’évacuation ? Et avec quelles priorités ? Dans cet épisode du podcast "Au cœur de l’Histoire" produit par Europe 1 Studio, Virginie Girod retrace les heures glaciales qui ont précédé la disparition du Titanic, la pire catastrophe maritime du 20e siècle.

 

"Au cœur de l'histoire" est un podcast Europe 1 Studio. 

Ecriture et présentation : Virginie Girod 

- Production : Adèle Humbert 

- Direction artistique : Adèle Humbert et Julien Tharaud 

- Réalisation : Clément Ibrahim 

- Musique originale : Julien Tharaud 

- Musiques additionnelles : Julien Tharaud et Sébastien Guidis 

- Communication : Kelly Decroix 

- Diffusion et rédaction : Eloise Bertil 

- Visuel : Sidonie Mangin

 


Retrouvez tous les épisodes de notre série sur le Titanic :

Episode 1 - Episode 2 - Episode 3 - Episode 4

Nous sommes le 14 avril 1912, un peu avant minuit, dans l'Atlantique Nord. L’architecte du Titanic Thomas Andrews a surgi sur la passerelle. Blême, il annonce au capitaine Smith que les six premiers compartiments étanches du Titanic prennent l'eau. Avec quatre compartiments inondés, le bateau aurait pu attendre les secours et peut-être même atteindre New York, mais avec six compartiments noyés, il va couler. Le poids de l'eau à l'avant va faire plonger l’étrave et soulever la poupe. L’eau va donc gagner les compartiments suivants en passant au-dessus des cloisons étanches qui s'arrêtent, selon les endroits, au pont D ou au pont E. Le navire va sombrer par l'avant et on ne peut rien y faire.

L’architecte Thomas Andrews estime disposer d'une heure pour évacuer le bateau, mais il n'y a pas assez de canots pour toutes les âmes à bord. La législation n’oblige pas les paquebots à avoir assez de canots de sauvetage pour tous les passagers et Thomas Andrews ne voulait pas surcharger les ponts supérieurs avec trop d'embarcations jugées inutiles.

Il est impossible de savoir si le premier lieutenant Murdoch se rend compte de l'erreur de navigation qu'il a commise. Il a pourtant appliqué les consignes de la White Star Line à la lettre, mais s'il avait pris l'iceberg de pleine face, il aurait abîmé un ou deux compartiments étanches et s'il n'avait pas ordonné une marche arrière, le bateau aurait viré plus vite et aurait peut-être évité le pire. Mais maintenant le pire est là et il doit l'assumer.

Une rumeur qui circule mal

Dans sa suite, Bruce Ismay, le président de la White Star Line, a compris qu'il se passait quelque chose. Le capitaine Smith tâche d’être rassurant mais il comprend que son rêve de record transatlantique sombre avec son paquebot. Il passe un costume par-dessus son pyjama et gagne le pont A. Dans les cabines, de nombreux passagers et membres d'équipage ont été réveillés par le bruit de la coque déchirée. Certains ont cru que le Titanic perdait une hélice ou une ancre. Personne ne s'inquiète vraiment mais tout le monde a remarqué un détail étrange : le bateau ne vibre plus, les machines sont éteintes.

Les passagers de troisième classe, plus proche des fonds, réalisent que quelque chose d'anormal se produit. Les passagers dont les cabines se situent à l'avant se sont habillés et ont fait leurs bagages, ils gagnent tous les salons situés à l'arrière, tout le monde finit par les imiter. Installés dans le hall d'accueil de troisième classe, ils ont l'air d'attendre le débarquement.

Sur les ponts de la deuxième classe, la rumeur de l'abordage avec un iceberg se répand comme une traînée de poudre, personne ne veut rester au lit. Les passagers de première, plus sceptiques que les passagers des ponts inférieurs, conservent leur calme. D’une part, ils sont convaincus que le Titanic ne peut pas couler et d'autre part, s'il coulait, le personnel de bord viendra les chercher pour évacuer.

Habituées à ne prendre aucune initiative, les femmes restent au lit pendant que les hommes vont voir sur les ponts s'ils peuvent se rendre utiles. Le Titanic est certes insubmersible mais il faut bien réparer la varie. Il est presque minuit et demi et certains passagers remarquent que le sol du Titanic penche étrangement vers l'avant, d'autres aperçoivent des marins rouler des bâches qui couvrent les canots de sauvetage. Les passagers les plus avisés comprennent enfin qu'une évacuation se prépare et ils s'organisent. Aucune sirène ne sonne, aucun exercice d'évacuation n'a été fait dans les jours précédents, le capitaine Smith est en pleine improvisation.

L’ordre est d'abord donné à tous les hommes de l'équipage, marins, personnels de cabine ou cuisiniers de mettre leur gilet de sauvetage et de venir aider à préparer les canots, mais les consignes circulent mal. Une heure après l'arrêt des moteurs, une partie de l'équipage ignore encore ce qu'il se passe. Les passagers de troisième classe, étonnamment lucides, s'empressent de revêtir leur gilet de sauvetage. En revanche, sur les ponts supérieurs, beaucoup de passagers refusent encore de croire que le Titanic est en train de couler.

Des canots à moitié remplis

Vers minuit et demi, les personnels de cabine frappent aux portes des cabines de deuxième classe pour ordonner aux passagers de s'habiller et de mettre leur gilet de sauvetage. En première classe, les personnels de cabine réveillent doucement les passagers et l'architecte Thomas Andrews parcourt lui-même les ponts des premières pour prier les milliardaires de monter sur le pont A. Ceux-ci prennent place dans les salons, où l'orchestre joue pour les distraire. L’un des officiers aide une passagère à ajuster son gilet de sauvetage et lui promet que tout sera réglé avant l'heure du petit déjeuner.

Cela fait maintenant vingt minutes que les opérateurs radio ont l'ordre d'envoyer un CQD pour « Come quick, danger » en morse. Jack Phillips et Harold Bride plaisantent en envoyant ce message, ils ne réalisent pas encore que le naufrage est inéluctable. Et pour cause, le capitaine Smith n'a pas été clair sur l'urgence de la situation.

À tribord, le premier lieutenant Murdoch supervise la mise à l'eau des canots mais comme le Titanic penche de plus en plus, il faut maintenant faire une grande enjambée depuis le pont pour sauter dans le canot suspendu au-dessus de l'eau noire. Murdoch appelle calmement un groupe de passagers de première classe, personne ne veut monter dans le canot, ça semble être de la pure folie de quitter le Titanic pour cette coquille de noix. Quelques couples se décident à embarquer. Murdoch appelle de nouveaux volontaires, personne, il ordonne la mise à l'eau du canot numéro 7. Il n'y a que trente personnes à bord alors qu'il pourrait en contenir soixante-cinq.

Près du canot numéro 5, Bruce Ismay, le président de la White Star Line, perd patience et exhorte les marins à évacuer le bateau plus vite. Perturbé, un marin rend compte de l’ordre d’Ismay au capitaine Smith, qui lui indique de suivre les ordres du propriétaire du Titanic. Enfin, Ismay et les marins font monter des passagers de première dans le canot. Encore une fois, personne ne barre le passage aux hommes.

Ismay appelle à la ronde les dames pour embarquer. Une femme de chambre se présente timidement, surprise par sa propre audace, Ismay l’attrape par le bras et l'aide à prendre place. Le canot numéro 5 est mis à l'eau avec quarante personnes pour soixante-cinq places.

L'expérience de Charles Lightoller

Dans la cabine radio, Jack Phillips et Harold Bride ont réussi à joindre le Carpatia et l'Olympic mais les deux navires sont à plusieurs heures du Titanic. Bride propose d'envoyer maintenant des SOS, le nouveau signal de détresse marin. Sa simplicité en morse , trois courts, trois longs, trois courts, a vocation à remplacer le CQD. SOS pour « Save our souls », sauvez nos âmes.

Le deuxième lieutenant Charles Lightoller, un marin expérimenté qui sillonne le globe depuis ses 13 ans, vient aider à la manœuvre de sauvetage à bâbord, car l'évacuation n'a pas encore commencé de ce côté du Titanic. Lightoller essaye de presser la manœuvre. Dépité par l'incompétence de ses supérieurs, il prend les choses en main. En quelques minutes, il remplit aux trois quarts le canot numéro 6 avec une majorité de femmes. Parmi elles, il y a Molly Brown, la nouvelle riche que les aristocrates méprisent. Sa vie d'aventurière dans le Colorado lui a permis de vite comprendre les événements et de garder la tête froide. Depuis le début du naufrage, elle se montre calme et efficace et tente même de rassurer d'autres passagères. Lightoller ne remplit pas complètement le canot, non par négligence, mais par prudence, il craint que l'esquif ne plie en haute mer. Frederick Fleet, le marin qui le premier a vu l'iceberg, fait partie de l'équipage de ce canot. Mis à l'eau, l’esquif s'éloigne pour éviter l'aspiration du Titanic quand il coulera complètement.

À minuit quarante-cinq, le capitaine Smith croit apercevoir le feu de mât d'un bateau au loin, il ordonne qu'on lance des fusées de détresse. Ironie du sort, il n'y a que des fusées blanches, alors que les fusées de détresse doivent être rouges. Il s'agit manifestement d'une erreur de l'artificier, les fusées blanches ne servent qu'à faire la fête.

Le sauvetage des passagers de première classe

Devant le canot numéro 8, on aide la passagère de première classe Ida Strauss à quitter le Titanic, mais elle se ravise. Elle refuse de partir sans son époux, Isidore Strauss, le fondateur des grands magasins américains Macy’s. Ils ont vécu une vie ensemble, s'il doit mourir, elle mourra avec lui. Alors les passagers poussent Isidore à embarquer avec sa femme, mais il refuse à son tour, pas question d'avoir un passe-droit par rapport aux autres hommes. Le vieux couple amoureux se met en retrait pour attendre. Ils savent déjà que leur destin est scellé.

Trois autres canots à moitié vide sont encore mis à l'eau. Le couple Cosmo Duff Gordon, le milliardaire et son épouse créatrice de mode, embarquent dans le canot numéro 1 avec leurs proches, comme s'ils partaient en promenade. Le permissif lieutenant Murdoch leur offre littéralement une barque privée. À bord, il y a cinq membres de cette famille et sept marins. Alors que ceux-ci rament pour s'éloigner du Titanic, ils lèvent la tête et s'arrêtent soudain, sidérés par le spectacle qu'ils contemplent : les lettres TITANIC peintes sur l’étrave sont à moitié sous l'eau. Les marins réalisent qu'ils ne sont que douze à bord, dont deux femmes, et que leurs canots pouvaient accueillir quarante personnes.

En troisième classe, le parcours du combattant commence. Les marins autorisent les femmes et les enfants à suivre un itinéraire complexe à travers les deuxième et les première classes pour accéder au pont A et évacuer. Comme elle parle anglais et espagnol, la femme de chambre de première classe Violet Jessop est envoyée en renfort pour transmettre des informations aux passagers non anglophones. Grâce à l'équipage, quelques femmes de troisième et de deuxième classe parviennent ainsi à se frayer un chemin vers un canot de sauvetage. Les hommes sont priés d'attendre. Les plus téméraires explorent le bateau dans tous les sens pour trouver un passage vers les ponts supérieurs.

À 1h20 du matin, le riche banquier Hudson Allison, qui voyage en première avec sa femme, ses deux enfants et sa gouvernante, réalise enfin que quelque chose de grave se produit. Jusque-là, les Allison avaient préféré rester au lit et ne pas réveiller leurs enfants. Alors que le père part aux nouvelles, Alice Cleaver, la nurse, essaye d’habiller tant bien que mal sa patronne qui fait une crise de nerfs. Alice elle-même est terrifiée. Quand un steward leur ordonne de monter sur le pont, elle réalise qu'elle ne peut pas gérer une mère de famille totalement dépendante et deux enfants en bas âge. Alors elle agit sur un coup de tête, enroule le bébé encore endormi dans une couverture et monte avec lui vers les canots, abandonnant madame Allison et sa petite fille à leur sort. La gouvernante, portée par son instinct de survie, embarque avec le bébé dans le canot numéro 11.

Le spectacle du naufrage

À bâbord, le deuxième lieutenant Charles Lightoller ne laisse plus embarquer que les femmes et les enfants. Il a brièvement quitté son poste pour prendre des armes et les distribuer aux officiers. Il sait que le chaos est tout proche : il n'y a presque plus de canots, les marins en charge du canot numéro 14 repoussent désormais avec une rame un groupe d'hommes étrangers de troisième classe qui veut monter dans le canot déjà plein. L’officier Harold Lowe, un subalterne de Lightoller, quitte la passerelle pour aider à superviser la mise à l'eau de ce bateau.

Pour contrôler l’émeute sur le point d'éclater, il sort son arme pour amener le calme. Soixante-huit personnes ont pris place à bord du canot 14, essentiellement des femmes et des enfants. Sur ordre d'un de ses supérieurs, l’officier Harold Lowe monte dans le canot plein comme un œuf, avec pour ordre de prendre le commandement de la flottille des canots de sauvetage. Alors que le bateau est sur le point de toucher l'eau, plusieurs hommes s'apprêtent à sauter à l'intérieur. Lowe tire un coup en l'air. Une surcharge à bord du canot risquerait d'être fatale à tout le monde. Alors que Lowe range son arme, il manque de basculer : les amarres se sont emmêlées et le canot ne descend plus que d'un seul côté. Le jeune lieutenant sort un couteau et coupe les câbles, le canot chute brutalement dans l'eau accompagné par les hurlements de ses passagers.

Il est 1h40 du matin. Les passagers des quatorze canots qui s'éloignent du Titanic sont hypnotisés par le spectacle du naufrage du paquebot de rêve, dont l'énorme poupe sort de l'eau. Il brille encore de mille feux : l'électricité fonctionne toujours grâce à l'abnégation des techniciens qui ont décidé de rester à bord, car ils savent qu'il faut de la lumière pour évacuer les passagers.

Depuis le pont supérieur, le capitaine Smith, muni d'un mégaphone demande aux canots à moitié vide de revenir et d'embarquer d'autres passagers. Le canot numéro 6 est assez proche pour revenir, mais les marins aux commandes ordonnent de ramer plus fort pour ne pas être aspirés par le Titanic quand il coulera. La nouvelle riche Molly Brown, bien que défavorable à cet ordre, prend une seconde paire de rames et pagaie avec l'aide d'une femme de chambre. Le canot s'éloigne du paquebot en perdition. À 1h45 du matin, il ne reste que deux canots et quatre radeaux pliables pour 1700 personnes.

L’architecte Thomas Andrews ne sait plus quoi faire pour pousser les femmes terrifiées à monter dans les canots. On raconte que l'orchestre, affublé de gilets de sauvetage, aurait joué un chant religieux « Plus près de toi mon Dieu ».

Le milliardaire Benjamin Guggenheim, l'un des passagers de première classe, a décidé de mourir en gentleman, il fume des cigares en grande tenue dans les salons. La femme de chambre polyglotte, Violet Jessop, est invitée à quitter son poste pour embarquer sur le canot 16 et aider les passagers à bord. On lui confie un bébé dont elle devra retrouver la mère dès que possible.

Au poste de radio, Jack Phillips et Harold Bride continuent leurs appels de détresse. Le Carpatia, le navire le plus proche du Titanic, sera là dans quatre heures alors que le bateau ne tiendra pas plus de vingt minutes.

À bâbord, le deuxième lieutenant Charles Lightoller continue à faire embarquer des femmes sur le canot numéro 4. Le milliardaire John Jacob Astor demande s'il peut accompagner sa très jeune épouse Madeleine : elle est enceinte. Le marin est inflexible. Malgré son interdiction, des soutiers désespérés se laissent glisser le long des amarres quelques secondes avant la mise à l'eau.

Il est 1h50 du matin, il ne reste plus que quatre canots pliables arrimés au-dessus du quartier des officiers pour quitter le Titanic. L’eau est déjà en train de s'engouffrer dans les salons de première classe du pont B. Bruce Ismay, le président de la White Star Line, regarde l’eau noire avaler son paquebot. Le gaillard d'avant a déjà disparu sous les flots glacés. Des hommes viennent de déplier le radeau C, un groupe de femmes et d'enfants embarquent. Le cœur de Bruce Ismay cogne dans sa poitrine. Il a fait tout ce qu'il a pu pour aider à évacuer le Titanic, il se laisse une seconde pour faire son choix : mourir avec lui ou grimper dans le radeau C. Périr avec honneur ou vivre en lâche.

 

Vous voulez écouter les autres épisodes de ce podcast ?

>> Retrouvez-les sur notre site Europe1.fr et sur Apple Podcasts , Spotify , Deezer , Amazon music , Dailymotion et YouTube , ou vos plateformes habituelles d’écoute.

>> Retrouvez ici le mode d'emploi pour écouter tous les podcasts d'Europe 1

 

Animateurs associés
  • Marco Polo, les voyages d'un explorateur vénitien [1/2]

    Marco Polo, les voyages d'un explorateur vénitien [1/2]

    Virginie Girod

    Marco Polo a voyagé jusqu’aux confins du continent asiatique, à la découverte de civilisations encore mal connues de l’Occident au Moyen-Age. Le récit de son périple, "Le Devisement du monde" ou "Le Livre des Merveilles", influencera des générations d’explorateurs après lui. Virginie Girod vous fait voyager le long des Routes de la Soie dans un récit inédit en deux parties. (rediffusion)

      Audio -   8 janvier 2026  - 14 min

      Audio -   8 janvier 2026  - 14 min

  • Docteur Albert Schweitzer, le pionnier de la médecine humanitaire

    Docteur Albert Schweitzer, le pionnier de la médecine humanitaire

    Stéphane Bern

    Stéphane Bern raconte, alors qu’on commémore, en cette année 2025, les 60 ans de sa disparition, le destin de celui qui fut musicien, théologien, écrivain, philosophe avant de devenir le docteur Albert Schweitzer parti au fin fond de l’Afrique fonder un dispensaire au Gabon pour soigner les malades et répandre, à son tour, les bienfaits que la vie lui a donnés… D’où lui vient sa foi humaniste ? En quoi le docteur Schweitzer était-il précurseur pour son temps ? Comment a-t-il inspiré les générations futures ? Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Matthieu Arnold, historien et théologien, auteur de la biographie "Albert Schweitzer" (Fayard) (rediffusion)

      Audio -   7 janvier 2026  - 37 min

      Audio -   7 janvier 2026  - 37 min

  • Légende du Roi Arthur : entre mythes et réalités

    Légende du Roi Arthur : entre mythes et réalités

    Virginie Girod

    Depuis des siècles, les aventures du Roi Arthur et des personnages qui forment son univers - Merlin, Lancelot, Perceval ou encore Guenièvre - ne cessent de nous passionner. Dessins animés, films, série, bien des productions artistiques y puisent leur inspiration. Mais la légende du Roi Arthur est avant tout un élément central de la culture occidentale. L’écriture des aventures des chevaliers de la Table Ronde, étalées sur plusieurs siècles, est un témoignage fantastique des évolutions des sociétés médiévales européennes. A condition, déjà, de démêler la vérité de la légende ! C’est ce que vous allez découvrir dans cet entretien avec Martin Aurell, historien médiéviste et auteur de "La légende du roi Arthur" paru aux éditions Perrin. (rediffusion)

      Audio -   7 janvier 2026  - 22 min

      Audio -   7 janvier 2026  - 22 min

  • Arthur Conan Doyle, le créateur de Sherlock Holmes

    Arthur Conan Doyle, le créateur de Sherlock Holmes

    Stéphane Bern

    Stéphane Bern raconte le créateur du plus célèbre des détectives, un écrivain anglais qui a créé un héros qui l’a dépassé et qu'il a fini par détester. Ou la véritable histoire de Arthur Conan Doyle, le créateur de Sherlock Holmes. De qui l’auteur s’est-il inspiré pour créer son personnage culte ? Pourquoi l’a-t-il autant détesté ? Quel était le rêve secret d’Arthur Conan Doyle ? Est-ce vraiment élémentaire mon cher Watson ? Pour en parler, Stéphane Bern reçoit François Rivière, romancier, fidèle lecteur des aventures de Sherlock Holmes, et auteur de “Arthur Conan Doyle, L’histoire extraordinaire du créateur de Sherlock Holmes” (Tallandier). (rediffusion)

      Audio -   6 janvier 2026  - 39 min

      Audio -   6 janvier 2026  - 39 min

  • Anne d'Autriche, la mère du Roi Soleil [2/2]

    Anne d'Autriche, la mère du Roi Soleil [2/2]

    Virginie Girod

    Écoutez la suite du récit consacré à Anne d’Autriche, mère de Louis XIV, raconté par l’historienne Virginie Girod. Les complots et coups bas se poursuivent à la cour de France, mais Anne d’Autriche parvient à s’en dégager habillement. Le 5 septembre 1638, après 22 ans de mariage et 4 fausses couches, Anne d’Autriche met au monde son premier enfant, un garçon. La reine a alors 37 ans. Mais dans un climat de défiance à la cour, elle doit organiser son futur. À travers son fils aîné, Anne d’Autriche prépare sa régence. Louis XIII, en mauvaise santé, meurt en 1643. Le nouveau roi, Louis XIV, a alors 4 ans. Anne d’Autriche tient enfin son rôle de régente. Dans sa tâche, elle peut compter sur le soutien du premier ministre, le Cardinal Mazarin. Ensemble, ils vont faire face à l'un des événements les plus tragiques du XVIIe siècle : la Fronde. C’est à la fin de cette période que Louis XIV, bien qu’adolescent, s’impose comme le roi de France. Peu à peu, il concentre tous les pouvoirs entre ses mains, et Anne d’Autriche, la reine mère, perd définitivement son pouvoir politique. (rediffusion)

      Audio -   6 janvier 2026  - 15 min

      Audio -   6 janvier 2026  - 15 min

  • Mazarin et ses 7 nièces

    Mazarin et ses 7 nièces

    Stéphane Bern

    Stéphane Bern raconte le destin de Mazarin, le cardinal italien, principal ministre du royaume sous la régence d’Anne d’Autriche puis sous le règne de Louis XIV, et ses nièces dont il a fait les instruments de son ambition… Comment les 7 nièces du cardinal Mazarin l'ont-elles servi ? En quoi l’avenir de ces 7 jeunes filles était-il lié à celui de leur oncle ? Que devaient lui rapporter les unions matrimoniales qu’il nourrissait pour elles ? Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Evelyne Lever, historienne et auteure de "Les Princesses Mazarines, la gloire du cardinal" (Tallandier, collection Texto) (rediffusion)

      Audio -   5 janvier 2026  - 42 min

      Audio -   5 janvier 2026  - 42 min

  • Anne d'Autriche, la mère du Roi Soleil [1/2]

    Anne d'Autriche, la mère du Roi Soleil [1/2]

    Virginie Girod

    Découvrez le destin d’Anne d’Autriche, mère du Roi Soleil, raconté par l’historienne Virginie Girod dans un récit inédit en deux parties. Anne d’Autriche descend de la lignée des Habsbourg d’Espagne. La jeune fille grandit dans l’optique de représenter son pays dans une cour étrangère, lorsqu’elle se mariera. Et justement, il est décidé qu’Anne sera mariée au premier fils d’Henri IV, le futur Louis XIII. A seulement 13 ans, la jeune fille rejoint la cour de France. Mais c’est une désillusion pour elle. Anne sent qu’elle n’a aucune influence sur son mari, et ce dernier la délaisse. Alors que le rôle principal d’une souveraine est de donner naissance à un héritier, le mariage d’Anne d’Autriche et de Louis XIII reste stérile. Au sein de la cour, manipulation et complot politique vont bon train. Malgré elle, Anne d’Autriche est victime de l’un d’eux, ce qui la fragilise grandement au sein de la cour. (rediffusion)

      Audio -   5 janvier 2026  - 14 min

      Audio -   5 janvier 2026  - 14 min

  • L'Eglise au milieu du village - La chapelle Saint-Michel d'Aiguilhe au Puy-en-Velay

    L'Eglise au milieu du village - La chapelle Saint-Michel d'Aiguilhe au Puy-en-Velay

    Europe 1

    Pour finir l’année en beauté, pirates, prophètes, explorateurs, artistes et saints se croisent dans cette semaine spéciale d’Au Cœur de l’Histoire version fêtes. De Zarafa la girafe à Houdini le roi des évasions, de la naissance du Père Noël à l’art de la table de François Vatel, du mystère de l’expédition Lapérouse à la route de la soie, embarquez pour deux semaines spéciales où l’Histoire se pare de magie, de mystères et d’émotions !

      Audio -   4 janvier 2026  - 05 min

      Audio -   4 janvier 2026  - 05 min

  • Nostradamus, un prophète à la cour des Valois ? [2/2]

    Nostradamus, un prophète à la cour des Valois ? [2/2]

    Jean des Cars

    Pour finir l’année en beauté, pirates, prophètes, explorateurs, artistes et saints se croisent dans cette semaine spéciale d’Au Cœur de l’Histoire version fêtes. De Zarafa la girafe à Houdini le roi des évasions, de la naissance du Père Noël à l’art de la table de François Vatel, du mystère de l’expédition Lapérouse à la route de la soie, embarquez pour deux semaines spéciales où l’Histoire se pare de magie, de mystères et d’émotions !

      Audio -   4 janvier 2026  - 14 min

      Audio -   4 janvier 2026  - 14 min

  • Nostradamus, un prophète à la cour des Valois ? [1/2]

    Nostradamus, un prophète à la cour des Valois ? [1/2]

    Jean des Cars

    Pour finir l’année en beauté, pirates, prophètes, explorateurs, artistes et saints se croisent dans cette semaine spéciale d’Au Cœur de l’Histoire version fêtes. De Zarafa la girafe à Houdini le roi des évasions, de la naissance du Père Noël à l’art de la table de François Vatel, du mystère de l’expédition Lapérouse à la route de la soie, embarquez pour deux semaines spéciales où l’Histoire se pare de magie, de mystères et d’émotions !

      Audio -   4 janvier 2026  - 17 min

      Audio -   4 janvier 2026  - 17 min

Publicité
En lien avec cette émission
Laurence Ferrari
Société

Punchline

Laurence Ferrari

Une heure d'information, d'analyses et de débats en direct du lundi au vendredi, en codiffusion avec CNEWS.

Maël Laurent
Société

Europe 1 Nuit Week-end

Maël Laurent

Maël Laurent vous livre le concentré de l'actualité du jour, tout en gardant un œil sur les événements à venir avec les Unes de la presse du lendemain.

Alexis de La Fléchère
Société

Europe 1 Matin week-end

Alexis de La Fléchère

Chaque samedi et dimanche, de 6h à 9h, Alexis de La Fléchère entouré des journalistes de la rédaction et des chroniqueurs de la station, vous propose un point complet sur l'actualité pour mieux la comprendre. Un rendez-vous incontournable pour commencer votre week-end. Culture, société et évasion seront également au programme de ces trois heures.

Europe 1 Soir
Société

Europe 1 soir week-end

Stéphanie de Muru

Entouré des journalistes de la rédaction d'Europe 1 et de ses invités, Stéphanie de Muru analyse, mène les débats, et remet en perspective les dernières actualités.

Pascal Praud.
Société

Pascal Praud et vous

Pascal Praud

Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

Maël Hassani.
Société

Europe 1 Nuit

Maël Hassani

Tous les soirs, Maël Hassani vous livre le concentré de l'actualité du jour, tout en gardant un œil sur les événements à venir avec les Unes de la presse du lendemain.

Pierre de Vilno.
Société

Europe 1 Soir

Pierre de Vilno

Le tour complet de l'actualité en compagnie de Pierre de Vilno et de la rédaction d'Europe 1 de 19 heures à 21 heures.

Pascal Praud.
Société

L'Heure des Pros

Pascal Praud

Du lundi au vendredi juste après la matinale d'Europe 1, place à L'Heure des Pros, présentée par Pascal Praud. Entouré d'éditorialistes, il revient entre 9h et 9h30 sans concession sur tous les sujets au cœur de l'actualité.

Réécoute Dimitri Pavlenko
Société

Europe 1 Matin

Dimitri Pavlenko

Des journaux, des interviews, de l'expertise, une revue de presse, de l'humeur... Emmené par Jacques Serais, Europe 1 Matin, c'est deux heures d'informations, mais pas seulement. C'est aussi du décryptage et de l'analyse pour mieux comprendre le monde qui nous entoure et les enjeux derrière les dernières actualités. Politique, société, économie, faits divers, sport... Aucun sujet n'échappe à la rédaction d'Europe 1. <br />

Réécoute Alexandre Le Mer
Société

Europe 1 Bonjour

Alexandre Le Mer

Alexandre Le Mer, entouré des journalistes de la rédaction d'Europe 1, vous guide à travers un tour complet de l'actualité dès les premières heures du jour. Pendant deux heures, plongez dans un format convivial où chaque demi-heure vous apporte une nouvelle édition des journaux, pour rester à jour avec les dernières informations. Un moment idéal pour commencer la journée informé, tout en profitant d’un ton décontracté et d’une équipe passionnée par le décryptage des événements qui façonnent notre monde.