Philippe Etchebest s'attend à ce que les restaurants ne puissent pas rouvrir le 20 janvier. 1:00
  • Copié
Antoine Terrel , modifié à
Sur Europe 1, Philippe Etchebest a déploré les difficultés pour les restaurateurs à percevoir les aides mises en place par le gouvernement. Et le chef n'est pas surpris par la probable non-réouverture des établissements le 20 janvier. "C'était une évidence", dit-il. 
INTERVIEW

Du côté des restaurateurs, l'heure est à la résignation. Alors que l'épidémie de coronavirus continue de toucher l'ensemble du territoire, avec près de 20.500 nouveaux cas recensés en 24 heures mardi, la perspective d'une réouverture des restaurants le 20 janvier s'éloigne. Et le secteur craint de nombreuses défaillances d'entreprises, malgré les aides proposés par l'État, qui demeurent par ailleurs pour certaines compliquées à obtenir, selon le chef Philippe Etchebest, invité mardi d'Europe 1. 

Pour décembre, les entreprises fermées administrativement peuvent notamment opter entre une aide mensuelle de 10.000 euros maximum ou une indemnisation allant jusqu'à 20% du chiffre d'affaires mensuel, plafonnée à 200.000 euros. Mais Philippe Etchebest rappelle que ces aides ne s'appliquent pas forcément à tous. Pour les 10.000 euros, "il fallait être dans des seuils d'éligibilité, et tout le monde n'y a pas droit", explique-t-il. 

La non-réouverture le 20 janvier ? "C'était une évidence"

Et concernant l'indemnisation allant jusqu'à 20% du chiffre d'affaires mensuel, "ça a été annoncé pour décembre, les dossiers devaient pouvoir être consultés à partir du 4 janvier, or aujourd'hui, ce n'est pas le cas. On arrive pas à accéder à cette déclaration. On attend toujours". "À chaque fois, sur les 20% annoncés, il y a toujours des petites lignes qui se rajoutent. Et aujourd'hui, je ne peux pas vous garantir que tout le monde ait droit à ces 20%", conclut-il.

Concernant la non-réouverture des restaurants le 20 janvier, Philippe Etchebest dit ne pas être surpris. "C'était une évidence", dit-il, "compte tenu de la reprise des contaminations". Avant d'ironiser : "La chose positive, c'est qu'on ne pourra pas nous accuser, nous les restaurateurs, d'être responsables de ce qu'il se passe aujourd'hui".