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Margaux Fodéré / Crédit photo : CHARLY TRIBALLEAU / AFP , modifié à
Malgré l'explosion du coût de l'énergie et parfois, l'absence de neige, certains domaines skiables ont retrouvé des couleurs. Les stations en haute altitude sont les grandes gagnantes de cette saison, comme aux Contamines Montjoie, où la fréquentation du domaine a explosé.

Les stations de ski retrouvent des couleurs ! Malgré l’inflation, certains domaines skiables ont réussi à attirer les Français au-delà de leurs attentes. Entre octobre 2022 et mars 2023, le chiffre d’affaires de la Compagnie des Alpes a par exemple augmenté de 25%, notamment grâce à une hausse de la fréquentation. Un bol d’air pour ces stations qui ont ainsi pu compenser, en partie, la hausse des coûts de l’énergie.

Car face au faible enneigement dans certaines stations, les Français se sont rués vers des domaines à plus haute altitude, comme les Contamines Montjoie dans le massif du Mont-Blanc. Si bien que la station a réalisé sa meilleure saison historique, souligne François Barbier, le maire de la ville.

Jusqu'à 12.000 skieurs par jour

"On a fait une saison exceptionnelle, parce qu’on a bénéficié d’un enneigement qui a résisté à la pluie de décembre et parce qu’on a bénéficié d’un report de clientèle de la vallée, notamment de Saint-Gervais, Combloux, Megève. On arrive à 12.000 skieurs jours, sur les plus grosses journées" du domaine de la saison, se réjouit-il au micro d'Europe 1.

En plus de cette très belle fréquentation, la station a augmenté le prix des forfaits de 8% en moyenne, et mis en place des mesures de sobriété. De quoi absorber la flambée du coût de l’énergie. "Le résultat de l’année précédente était positif, et celui de cette année sera aussi positif", conclut François Barbier.

"On résiste"

Dans les Pyrénées, le domaine de Peyragudes a également réussi à contenir les conséquences de la crise énergétique. "On progresse légèrement par le chiffre d’affaires. Ce n’est pas suffisant pour compenser le surcoût énergétique qui est de l’ordre de 500.000 à 600.000 euros pour cet hiver. Mais on résiste" explique Laurent Garcia, directeur général de la station. Une légère amélioration qui s'accentue grâce aux aides de l’État, dont l’amortisseur électricité, qui ont couvert quasiment 35% de la facture énergétique de la station.