Black Friday : l'UFC-Que Choisir demande à des enseignes de stopper leur pub

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Alain Bazot, le président d'UFC-Que Choisir alertait sur le Black Friday, vendredi, sur Europe 1. 1:00
Alain Bazot, le président d'UFC-Que Choisir alertait sur le Black Friday, vendredi, sur Europe 1. © JACQUES DEMARTHON / AFP
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L'association de consommateur UFC-Que Choisir a appelé vendredi à cesser les campagnes publicitaires promotionnelles du Black Friday. Son président, Alain Bazot, a expliqué vendredi sur Europe 1 la raison de la mise en demeure, par l'association, de six enseignes faisant de la vente en ligne.

L'UFC-Que Choisir a enjoint vendredi à six enseignes (Boulanger, Fnac, Rue du Commerce, Darty, Cdiscount, Rakuten) de cesser "sans délai" leur campagne publicitaire, jugée "illégale" pour le Black Friday. "Décidée à faire respecter la loi, notre association a mis en demeure six enseignes faisant de la vente en ligne, afin qu'elles mettent fin à leurs campagnes publicitaires insensées et à l'instrumentalisation des prix et promotions", écrit l'UFC-Que Choisir dans un communiqué.

Le président d'UFC-Que Choisir, Alain Bazot, a appelé les consommateurs, vendredi matin sur Europe 1, à ne pas tomber dans le piège du Black Friday. "Il y a une situation économique très difficile et donc la recherche de la bonne affaire est vraiment dans la tête de tout le monde. Les consommateurs risquent de s'engouffrer dans de la consommation à outrance sans réaliser de véritables affaires et en achetant peut être des choses parfois un peu inutiles", a-t-il expliqué. 

"Une opération d'illusionnisme à grande échelle"

L'association, qui met en garde contre "les nombreuses arnaques et fausses promo du Black Friday", presse le gouvernement de transposer la législation européenne sur l'encadrement des réductions de prix. Pour elle, de nombreuses enseignes exercent un "tour de passe-passe invisible pour les consommateurs qui permet de leur vendre les mêmes produits, aux mêmes prix, tout en leur faisant croire à une bonne affaire".

"Il se trouve que le Black Friday est une opération d'illusionnisme à grande échelle, ce sont de fausses promotions parce qu'il n'y a strictement aucun encadrement. Autrement dit, un professionnel sur une plateforme peut très bien, artificiellement, pendant quelques minutes, augmenter le prix d'un frigo, le faire passer de 500 euros à 1.000 euros, et après, au moment du Black Friday, le redescendre à 500 euros en faisant croire à 50% de réduction. Ce sont des réductions complètement bidons mais possibles, parce que la législation le permet", poursuit Alain Bazot. 

Quand aura finalement lieu le Black Friday ? 

Le débat sur un éventuel report des offres promotionnelles du "Black Friday" bat son plein actuellement. Une réunion est prévue à Bercy pour permettre de trancher la question. 

Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a demandé mercredi aux acteurs de la distribution de "décaler" cette opération massive, prévue le 27 novembre. Plusieurs distributeurs dont Amazon, se disent favorables à un report sous réserve que ce décalage permette de rouvrir les commerces plus tôt alors que ceux-ci ont été contraints de fermer boutique depuis le 30 octobre en raison de la deuxième vague de la pandémie de Covid-19.

Europe 1
Par Europe 1 avec AFP