Un grand meeting devrait avoir lieu dans les prochains jours. Le rendez-vous n'est pas encore fixé et il n'est pas organisé par un parti politique ou un syndicat, mais par le patronat. C'est Patrick Martin, le patron du Medef, qui a pris la parole, ce mardi 23 septembre, à l'Accor Arena où se tient BIG, l'événement organisé par la Bpifrance, la banque publique d'investissement dont Europe 1 est partenaire.
Sur place, où des sujets comme la taxe Zucman ou les aides aux entreprises ont été abordés, les patrons en ont marre d'être caricaturés et ils entendent bien prendre la parole pour peser dans le débat public.
"Exprimons-nous, exprimez-vous"
Alors que le thème de cette journée consacrée aux entrepreneurs est la vérité, il y en a quelques-unes que les patrons souhaitent rétablir. Patrick Martin, à la tête du Medef, qui regroupe plus de 12 millions de salariés, a précisé qu'il ne dansait pas la "zucmania", mais qu'il allait donner de la voix.
"Exprimons-nous, exprimez-vous. Et sachez-le, nous organiserons, toutes organisations patronales confondues, un énorme meeting dans quelques jours pour dire joyeusement ce que nous sommes et ce que nous sommes fiers d'être", assure-t-il.
"Notre pays est en train de sombrer tranquillement"
Passé également sur la scène de l’Accor Arena, Frédéric Raillard, président de l'agence de publicité Fred & Farid, estime qu’une mobilisation est urgente. "Il faut qu'on réagisse et je constate qu'il y a de plus en plus d'énergie pour réagir. Il y a une vraie volonté de tous les entrepreneurs de prendre plus le pouvoir en France parce que notre pays est en train de sombrer tranquillement. Et si on reste dans notre petite bulle, on est en train de se faire déclasser", souligne-t-il.
Et puis le président de la CPME, Amir Reza-Tofighi, en a profité pour répondre à Sophie Binet, la patronne de la CGT. "Nous ne sommes pas des pleurnichards. Les artisans, chefs d'entreprise n'ont pas le temps de prendre la parole. Nous, on travaille tous les jours et on fait avancer ce pays", affirme-t-il. Les patrons ont donc décidé de ne plus se taire face aux critiques.