La Française des Jeux fait ses premiers pas en Bourse

  • A
  • A
La Française des Jeux (FDJ) fait son entrée en Bourse officiellement jeudi 21 novembre 2019
La Française des Jeux (FDJ) fait son entrée en Bourse officiellement jeudi 21 novembre 2019 © ERIC PIERMONT / AFP
Partagez sur :
"Succès spectaculaire" selon le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire, la privatisation de la Française des Jeux entre dans une nouvelle phase jeudi avec l'entrée en Bourse du titre, au prix de 19,90 euros. L’opération devrait rapporter à l'Etat plus de deux milliards d'euros. 

L'action Française des Jeux (FDJ) fait jeudi ses premiers pas en Bourse, introduite au prix de 19,90 euros et portée par le vif intérêt des petits et grands investisseurs pour cette privatisation qui rapportera 2,1 milliards d'euros à l'Etat. Pour marquer le début de la cotation du titre à 9 heures sur la place parisienne, la traditionnelle cloche sera symboliquement sonnée dans les locaux de l'opérateur boursier Euronext. Le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire, qui assistera à cette cérémonie, s'est d'ores et déjà réjoui mercredi d'un "succès spectaculaire", en dévoilant les détails chiffrés de cette opération largement ouverte au grand public.

Engouement des investisseurs

A l'issue de la période de souscription débutée le 7 novembre et menée à grand renfort d'encouragements gouvernementaux, plus de 11 milliards d'euros d'actions ont été demandés, soit 1,6 milliard en provenance du grand public et 10 milliards de la part des institutionnels (fonds, entreprises, banques, assurances, etc). Au total, "un demi-million de personnes" ont participé à la souscription, a précisé le ministre. Et alors que la fourchette initiale de l'action était comprise entre 16,50 et 19,90 euros, son prix définitif a logiquement été arrêté au plus haut niveau possible, reflétant l'engouement des investisseurs. Cette introduction boursière devrait ainsi valoriser le groupe Française des Jeux dans son ensemble à "environ 3,7 milliards d'euros", a estimé l'entreprise. "Ces résultats sont une marque de confiance dans l'avenir du groupe", s'est félicitée sa PDG Stéphane Pallez, tandis que l'Agence des participations de l'Etat (APE) notait "la demande considérable" émanant du grand public, des salariés de la FDJ et des détaillants de son réseau.

2,1 milliards d'euros pour l'Etat

Avec cette privatisation, l'Etat cède un total de 99,32 millions de titres, "pour un montant brut d'environ 1,888 milliard d'euros, soit environ 52% du capital de FDJ", selon l'APE. Mais au total, a précisé M. Le Maire, l'Etat empochera "2,1 milliards d'euros, dont 380 millions d'euros de soulte", soit la somme que versera la FDJ en échange du monopole pour exploiter pendant 25 ans jeux de loterie et paris sportifs dans son réseau physique. Surtout, l'opérateur de jeux restera une manne pour les finances publiques: l'Etat continuera d'engranger, même après la privatisation, les recettes fiscales et sociales versées chaque année par la FDJ, qui s'élevaient en 2018 à 3,3 milliards d'euros.

 

En fonction de l'évolution du titre en Bourse dans les prochains jours ou prochaines semaines, l'Etat peut exercer jusqu'au 20 décembre son option de surallocation, c'est-à-dire la mise sur le marché de 11,35 millions d'actions supplémentaires, "pour un montant total d'environ 226 millions d'euros", selon l'APE. Si cette surallocation est exercée entièrement, et une fois achevée l'allocation des titres réservés aux salariés, l'Etat ne détiendra plus in fine que 21,91% du capital de FDJ, a précisé le groupe.