Les particuliers s'arrachent les actions de la FDJ : "Ce n'est pas une grosse surprise"

, modifié à
  • A
  • A
"Ce n’est pas une grosse surprise. Tout le monde connaît la FDJ, tout le monde sait comment ça marche", estime Didier Hameau (photo d'illustration).
"Ce n’est pas une grosse surprise. Tout le monde connaît la FDJ, tout le monde sait comment ça marche", estime Didier Hameau (photo d'illustration). © LIONEL BONAVENTURE / AFP
Partagez sur :
Les 600.000 euros d'actions ouvertes à la réservation par le gouvernement ont été réservé en un temps record. "C'est lisible et prévisible", estime sur Europe 1 Didier Hameau, rédacteur en chef de boursier.com. 
INTERVIEW

On n'avait pas vu un tel engouement à la Bourse de Paris depuis longtemps. Alors que la Française des Jeux fera son entrée en bourse le 21 novembre, les particuliers s'arrachent déjà les actions ouvertes à la réservation. 

"Ce n’est pas une grosse surprise. Tout le monde connaît la FDJ, tout le monde sait comment ça marche", estime sur Europe 1 Didier Hameau, rédacteur en chef de boursier.com. Il explique le succès de ces actions par l'absence de risque économique qu'elles semblent représenter. "C'est lisible et prévisible. C’est important dans le business un peu incertain des marchés."

"Pour le marché c'est plutôt positif"

Initialement, le gouvernent avait prévu de n'ouvrir que 17% du capital aux particuliers, soit 600 millions d'euros. Dimanche soir, les réservations en représentaient le double. D'après Didier Hameau, le succès des actions de la FDJ est un bon signe. "Ça fait longtemps qu’on n'a pas vu une telle demande pour un titre. Pour le marché, c’est plutôt positif." 

Priorité aux "petits souscripteurs"

Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a d'ores et déjà prévenu que les petits souscripteurs, c’est-à-dire les particuliers qui ont réservé pour moins de 5.000 euros d’actions, seront servis en priorité. Pour ceux qui ont réservé pour plus de 5.000 euros d’actions, ils n’obtiendront qu’une partie de leur demande, sauf si le gouvernement décide finalement d’ouvrir une plus grande partie du capital aux particuliers. 

Europe 1
Par Maud Descamps, édité par Laetitia Drevet