INFO EUROPE 1 - Coronavirus : le dévissage des Bourses inquiète l'Autorité des marchés financiers

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Le coronavirus sème un vent de panique sur les marchés financiers. Photo d'illustration. 1:27
Le coronavirus sème un vent de panique sur les marchés financiers. Photo d'illustration. © AFP
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Les principales bourses mondiales ont chuté depuis le début de la semaine en raison de la propagation de l'épidémie de coronavirus. L'Autorité des marchés financiers surveille de près la situation, tandis que les entreprises cotées en bourse s'inquiètent des conséquences économiques. 

Vent de panique sur les marchés financiers. La propagation du nouveau coronavirus continue jour après jour d'affoler les Bourses du monde entier, de Wall Street à la bourse de Londres, en passant par Francfort. Et du côté des grands groupes, des actions comme celles d'Air France-KLM ont perdu plus de 7%. Des conséquences qui inquiètent l'Autorité des marchés financiers (AMF), qui surveille de près la situation. 

L'AMF a ainsi demandé à toutes les entreprises cotées en bourse d'évaluer l'impact du coronavirus sur leur activité et de communiquer sur cet impact, s'il est important. Selon les informations d'Europe 1, toutes les entreprises cotées ont été appelées ou ont reçu un mail pour leur demander de le faire. "Une demande aussi globale, c'est rarissime", reconnaît l'AMF. "On avait dû le faire la dernière fois au moment de la crise grecque", se souvient un cadre de l'autorité.

"On ne sait pas du tout combien cela va nous coûter", craignent les entreprises

Les entreprises communiquent au coup par coup. Air France a estimé que le seul arrêt en Chine de ses activités pourrait lui coûter entre 150 et 200 millions d'euros. Mais cette estimation est déjà caduque. C'est la grande difficulté pour les entreprises : "On ne sait pas du tout combien cela va nous coûter. Tout dépend de la durée et de la propagation en Europe", reconnait un gros groupe de luxe. "Si cela devait durer trop longtemps, on pourrait perdre une bonne partie de la collection actuellement en magasin", ajoute-t-il. Et si les entreprises sont prudentes, c'est qu'elles risquent une amende si elles sous-estiment de trop le possible impact.

Europe 1
Par Emmanuel Duteil, édité par Antoine Terrel