Huawei : "protestation solennelle" de la Chine auprès des États-Unis

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Donald Trump a interdit cette aux groupes américains de commercer auprès de sociétés étrangères jugées dangereuses pour la sécurité nationale, dont Huawei.
Donald Trump a interdit cette aux groupes américains de commercer auprès de sociétés étrangères jugées dangereuses pour la sécurité nationale, dont Huawei. © WANG ZHAO / AFP
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Jeudi, le ministère chinois du Commerce a protesté contre le placement de Huawei par les États-Unis sur une liste de sociétés suspectes auxquelles il est interdit de vendre des équipements technologiques.

La Chine a adressé une "protestation solennelle" à Washington à propos du traitement de son fleuron Huawei, numéro deux mondial des smartphones placé sur liste noire aux États-Unis, a annoncé jeudi le ministère chinois du Commerce. L'équipementier chinois en télécommunications, soupçonné d'espionnage au profit de Pékin, a été placé récemment par l'administration Trump sur une liste de sociétés suspectes auxquelles il est interdit de vendre des équipements technologiques.

Annonçant que Pékin avait protesté contre cette mesure, le porte-parole du ministère chinois du Commerce, Gao Feng, a assuré que Pékin avait les moyens "de défendre les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises". "En ce qui concerne le harcèlement des États-Unis, la meilleure réponse des entreprises chinoises est de continuer à grandir", a-t-il déclaré devant la presse. A la suite des mesures américaines, Google a annoncé qu'il ne pourrait plus vendre à Huawei son système d'exploitation Android, qui équipe notamment les smartphones de Huawei, portant un coup potentiellement très dur au groupe chinois.

Huawei ment sur sa collaboration avec le gouvernement chinois, affirme Pompeo

Pour sa part, le secrétaire d'Etat Mike Pompeo a estimé jeudi que le groupe de télécommunication chinois Huawei mentait sur sa collaboration avec le gouvernement chinois. "C'est tout simplement faux. Dire qu'ils ne travaillent pas avec le gouvernement chinois est une déclaration fausse", a-t-il affirmé au cours d'un entretien sur la chaîne CNBC. "Le PDG de Huawei ne dit pas la vérité au peuple américain ni au monde", a-t-il ajouté.

"Nous avons un impératif qui est de protéger la sécurité nationale", a justifié Mike Pompeo, soulignant que "la mission" du département d'Etat était de partager ces risques. "Je viens du Kansas où les travailleurs américains créent de la propriété intellectuelle (...) et les Chinois volent ces informations, ce n'est pas juste", a-t-il également commenté.

 

Huawei prépare son propre système d'exploitation pour la fin de l'année 

Huawei, contraint de se passer du système d'exploitation Android pour ses téléphones portables, travaille sur son propre système concurrent qui pourrait être prêt en Chine avant la fin de l'année, a rapporté jeudi le média d'information financière CNBC. 

L'équipementier en télécommunications, soupçonné d'espionnage potentiel par les États-Unis, va devoir se séparer du système Android qui équipe ses téléphones portables, à la suite de sanctions américaines, a annoncé dimanche Google, propriétaire d'Android.