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Gouvernement Lecornu : la non-censure rassure les marchés obligataires

Barthélémy Philippe . 1 min

Jeudi, a motion de censure de LFI a été rejetée par l'Assemblée nationale à 18 voix près. La seconde, émanant du RN, a également échoué, permettant au gouvernement Lecornu de survivre. Une stabilité politique toute relative qui semble rassurer les marchés financiers.

La suspension de la réforme des retraites a permis au Premier ministre d'échapper à la censure. Sébastien Lecornu a été sauvé jeudi à 18 voix près à l'Assemblée grâce à la non-censure du Parti Socialiste. Une stabilité politique toute relative qui semble rassurer les marchés financiers.

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Le FMI prévoit que la dette atteindra 130% du PIB en 2030

Les taux d'intérêt de la dette française ont nettement baissé au point de retrouver leur niveau du mois d'août avant la censure de François Bayrou, comme si tout était rentré dans l'ordre. La suspension de la réforme des retraites, qui aggrave la situation budgétaire, n'a pas fait scier les investisseurs. 

Leurs préoccupations étaient ailleurs, comme l'explique l'économiste Eric Dord. "Beaucoup d'investisseurs avaient dit que revenir sur la réforme des retraites, c'était pour eux une ligne rouge. Mais finalement, les investisseurs avaient surtout peur d'une dissolution avec forcément l'absence de budget. Entre les deux, ils préféraient l'absence de situations chaotiques", souligne-t-il. 

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La France n'arrive pas à mener les réformes nécessaires à l'assainissement de ses finances publiques, mais les marchés restent conciliants, ce qui n'est pas forcément une bonne nouvelle. "En l'absence de forte pression des marchés, les États sont moins enclins à prendre des mesures pour assainir les finances publiques, et donc on peut craindre que le dérapage va durer", estime-t-il. Sans réforme d'ampleur, le FMI prévoit que la dette atteindra 130% du PIB en 2030, contre 114% actuellement.