"Gilets jaunes" : "Il faut accélérer la baisse des impôts", juge Bruno Le Maire

, modifié à
  • A
  • A
Partagez sur :

Face à la crise des "gilets jaunes", "il faut accélérer la baisse des impôts" et celle de la dépense publique, a plaidé le ministre de l'Économie lundi.

Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a jugé nécessaire lundi d'"accélérer la baisse des impôts" mais aussi celle de la "dépense publique" pour répondre au plus vite au mouvement des "gilets jaunes".

"Nous sommes décidés à nous engager dans cette voie". Face à cette crise, "il faut accélérer la baisse des impôts. Mais pour cela il faut accélérer la baisse de la dépense publique. Et nous sommes décidés à nous engager dans cette voie", a indiqué le ministre, jugeant nécessaire d'"approfondir" la politique engagée ces derniers mois par le gouvernement.

"C'est la condition de la prospérité". Cette politique, "c'est la condition de la prospérité pour tous les Français", a ajouté Bruno Le Maire, qui s'exprimait à l'issue d'une réunion à Bercy avec les représentants des organisations professionnelles, visant à faire le point sur l'impact économique des manifestations.

"Le plus vite sera le mieux". "Moins de dépense publique, moins d'impôts, et le plus vite sera le mieux, parce que nous mesurons à l'aune de cette crise sociale, démocratique, l'impatience de millions de Français", a-t-il insisté. Selon Bruno Le Maire, le mouvement des "gilets jaunes" est le résultat d'une "crise démocratique" aux "racines profondes". "Cette crise est d'abord le résultat de déchirements territoriaux qui se sont aggravés depuis des années", en raison de "choix économiques" qui "depuis trois décennies ne nous ont pas permis de développer des emplois pour tous", de "redresser notre industrie" et de "nous engager dans la voie d'une économie décarbonée", a-t-il ajouté.

>> En 1639, il y avait déjà des "gilets jaunes" ! Écoutez ici le récit inédit sur la révolte des "Nu-pieds" de Fabrice d’Almeida dans "Au cœur de l’histoire"

Selon Bruno Le Maire, "nous payons aujourd'hui ces choix, nous les payons au prix fort". C'est donc "en allant sur ces racines que nous pourrons trouver des réponses adéquates", a-t-il poursuivi, décrivant "une dynamique implacable et ravageuse pour la France".