Fermeture de l'usine Michelin de la Roche-sur-Yon : "Je ne vais jamais retrouver une boîte qui me paye 1.600 euros par mois"

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Alors que Michelin a confirmé la fermeture "d'ici 2020" de l'usine de la Roche-sur-Yon, les salariés s'inquiètent pour leur avenir. 
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À La Roche-sur-Yon, les salariés accusent le coup. Menacée depuis plusieurs semaines, l'usine Michelin de la ville qui emploie 619 salariés, fermera d'"ici fin 2020", a annoncé jeudi le géant français du pneu. Une décision qui a provoqué la colère des syndicats, notamment au vu de la rentabilité de l'entreprise. Parmi les employés de l'usine, Nicolas est incrédule. "Je suis en train d'accuser le coup", confie-t-il au micro d'Europe 1. 

"On est dégoûtés", explique ce salarié de 28 ans. "On s'attendait à l'annonce de la fermeture, mais là on nous l'annonce sous 15 mois. Je suis en train d'accuser le coup, je suis sur les fesses", ajoute-t-il.  

"J'ai acheté une maison en février"

Pour le jeune homme, l'annonce de Michelin est d'autant plus douloureuse qu'il avait récemment effectué de lourds investissements. "J'ai acheté une maison en février, une voiture", explique Nicolas. "J'ai déjà mis plus de 15.000 kilomètres à ma bagnole depuis que je l'ai achetée", raconte celui qui roule 40 km tous les matins, depuis Challans, pour se rendre à son travail. 

"J'ai trois ans de boîte, ça va aller, je vais me retourner mais je pensais que la pilule serait plus simple à avaler. Je ne l'avale pas encore", confie encore Nicolas, alors que Jean-Paul Chiocchetti, le directeur de Michelin France, a assuré jeudi sur Europe 1 que le géant du pneu voulait "garder tout le monde" et "travailler sur la mobilité interne". En cas de départ, "je ne vais jamais retrouver une boite qui me paye 1.600 euros par mois", regrette Nicolas.