De -50% à -80% : fréquentation catastrophique pour les aéroports français en juillet

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Les aéroports français ont tourné en activité très réduite pendant le mois de juillet. 1:08
Les aéroports français ont tourné en activité très réduite pendant le mois de juillet. © Iakovos Hatzistavrou / AFP
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Entre les contraintes liées directement à la crise sanitaire et la préférence désormais accentuée des Français pour partir en vacances, les aéroports des grandes villes ont été désertés pendant tout le mois de juillet. Moitié moins de vols à Roissy, activité réduite des deux tiers à Lyon et Marseille : le secteur aérien vit une période délicate.

Été noir pour le secteur aérien. Alors que plusieurs compagnies doivent supprimer des postes par milliers pour tenter de survivre à la crise sanitaire, les aéroports ne vont guère mieux en pleine crise post-coronavirus. Ça ne se bouscule pas dans les aéroports cet été avec des fréquentations en baisse de 50 à 80% selon les régions. Entre la peur de la contamination dans l’avion et la complexité des voyages à l’étranger, le trafic aérien est au plus bas. Pénalisé par les contraintes directement liées au Covid-19, comme les pays sur liste rouge, l'avion subit en plus le désamour des Français, qui privilégient la voiture pour les vacances.

Roissy s'en sort mieux qu'Orly, Toulouse dans le dur

Prenons l’exemple de Roissy Charles-de-Gaulle : selon les données de Flightright, un site spécialisé dans les indemnités de retard dans l’aérien, le premier aéroport français n’a opéré que 10.600 vols en juillet. Contre 22.000 l’an dernier. Fréquentation divisée par deux donc. Et c’est l’aéroport qui s’en sort le mieux. Ailleurs en France, c’est 50% de vols en moins à Nice, 60% à Nantes et Marseille, 70% à Orly et Lyon. Et ça va jusqu’à 75% d’activité en moins à Bordeaux et même 80% à Toulouse. Soit à peine 30 vols par jour à l'aéroport de Blagnac.

Tout ça est assez logique malgré tout car cet été, les Français privilégient les vacances en France. Des trajets courts donc, qu’ils effectuent en priorité en voiture. Outre l’avion, le train connaît aussi des difficultés de remplissage. Et la situation du secteur aérien ne devrait s’améliorer que très lentement : Augustin de Romanet, le patron d’Aéroports de Paris, estime que le trafic ne reviendra pas à la normale avant 2024, voire… 2027.