Covid-19 : comment les traiteurs s'organisent pour les repas de Noël

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Le gouvernement a recommandé de ne pas être plus de six adultes autour de la table à Noël. 1:15
Le gouvernement a recommandé de ne pas être plus de six adultes autour de la table à Noël. © Pixabay
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La recommandation du gouvernement est tombée jeudi : ce ne sera pas plus de six adultes par table pour les repas des fêtes de fin d'année. Une annonce qui se dessine déjà dans les commandes des traiteurs, qui tentent comme ils le peuvent de se sortir des difficultés économiques qu'ils traversent. 

"Les gens nous ont passé des commandes de volailles plus petites, c'est-à-dire des pintades voire des gros poulets, mais pas de chapon ou de dinde pour 10 ou 12 personnes", lance Karl Chastel, boucher traiteur à Quimper. Cette année, pas de lointain grand oncle au bout de la table ni de cousinade au complet. Les repas de Noël ne seront pas comme les autres, et la tendance se confirme d'ores et déjà, chez les traiteurs. Le Premier ministre, Jean Castex, a recommandé des repas de familles en plus petit comité, avec pas plus de six adultes par tablée pour éviter l'explosion des cas de Covid-19. Face à cela, les professionnels, déjà largement en difficulté économique, tentent, comme ils le peuvent, de s'adapter.

Des clients tout de même au rendez-vous

Pour Karl Chastel, cela va représenter pour environ 20% de chiffres d'affaire en moins. Même son de cloche chez le traiteur, Claude Ravalec, toujours dans le Finistère qui prépare "des minis chapons pour 4 à 5 personnes".

Même si les clients semblent rester au rendez-vous. "Avec ce que nous vivons actuellement, les moments de réconfort sont importants. Les repas de famille font partie de ces moments de réconfort. Les gens veulent quand même avoir une belle pièce au milieu de la table, quitte à en remanger le lendemain", poursuit-il.

Certains cherchent d'autres clients 

Mais pour être sûrs de limiter la casse après un premier confinement qui leur a déjà coûté parfois la moitié de leur chiffre d'affaires, d'autres cherchent des débouchés hors des réunions familiales. "J'ai sollicité les communes aux alentours pour faire des livraisons en plateau-repas", explique Thierry Legros, traiteur à Chaumont-Porcien, dans les Ardennes, "sachant que notre situation était un peu compliquée, quelques communes ont joué le jeu de me faire travailler".

Le soir du réveillon, Thierry Legros livrera donc des personnes âgées. Un peu de travail qui va lui permettre de sortir, temporairement, ses deux salariés du chômage partiel.

Europe 1
Par Théo Maneval édité par Manon Bernard