Coronavirus : le secteur aérien touché de plein fouet, les compagnies risquent la faillite

, modifié à
  • A
  • A
Aéroport vide compagnie Virgin Australia 1:23
La compagnie aérienne Virgin Australia s'est déclarée en cessation de paiement, à cause de la crise sanitaire du Covid-19. © AFP
Partagez sur :
La crise sanitaire du coronavirus fait beaucoup de mal au secteur aérien. Le nombre de vols s'est effondré de 80% par rapport à 2019. Les compagnies aériennes déjà en difficulté sont au bord du gouffre, et les plus solides comptent sur des aides étatiques pour faire face. 

Parmi les secteurs où la reprise sera très progressive, le transport aérien, quasiment à l'arrêt depuis le début de la pandémie de coronavirus. Début avril, le nombre de vols dans le monde s'est effondré de 80% par rapport à la même période en 2019, selon l'association internationale du transport aérien, l'IATA. De nombreuses compagnies aériennes, même les plus solides, sont en grande difficulté. 300 milliards d'euros de pertes, une chute de 55% des revenus en 1 an, 25 millions d'emplois en jeu dans le monde : des chiffres vertigineux et qui ne sont pas définitifs.

Un prêt garanti par l'Etat de 4 milliards d'euros pour Air France

L'IATA, qui regroupe 290 compagnies aériennes, revoit régulièrement ses estimations à la hausse depuis le début de la crise. Aucune compagnie n'est épargnée : investissements à l'arrêt, réduction de flottes. Celles qui étaient déjà fragiles avant la crise sont désormais au bord du gouffre. Rien que dans les dernières 48 heures, la low cost Norwegian a annoncé la faillite de 4 filiales et Virgin Australia s'est déclarée en cessation de paiement.

Même les entreprises plus solides sont impactées. British Airways et la Lufthansa comptent sur des aides d'Etat de plusieurs milliards d'euros. Un scénario qui se profile également du côté d'Air France, où un prêt garanti par l'Etat est en train de se dessiner. La somme de 4 milliards d'euros est évoquée.

Selon l'IATA, "le contrôle de l'état de santé des passagers sera l'élément clé du redémarrage". Air France espère atteindre 30% de son trafic en juillet, tout comme EasyJet qui compte sur l'été pour rebondir. RyanAir a même déjà lancé la guerre des prix avec des ventes flash pour le mois de septembre.

Europe 1
Par Aurélien Fleurot, édité par Mathilde Durand