Bruno Le Maire souhaite privatiser la FDJ "d'ici la fin de l'année"

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Bruno Le Maire crédit : SAUL LOEB / AFP - 1280
Bruno Le Maire compte lancer la privatisation de la FDJ "d'ici la fin de l'année". © SAUL LOEB / AFP
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Le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, a indiqué mercredi qu'il comptait "lancer cette opération de privatisation de la Française des jeux d'ici la fin de l'année".

Le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire a assuré mercredi que la Française des jeux (FDJ) serait privatisée "d'ici la fin de l'année", "si les conditions de marché le permettent". "J'ai engagé les recherches de banquiers conseil pour pouvoir lancer cette opération de privatisation de la Française des jeux d'ici la fin de l'année", a déclaré le ministre sur BFMTV et RMC.

Interrogé sur le montant que l'État pourrait retirer de cette vente, Bruno Le Maire a dit ne pas vouloir "donner de chiffre". "Ça dépendra du marché", a-t-il assuré, en précisant que la fourchette de quelques milliards d'euros parfois avancée était un "maximum".

Les Français pourront entrer au capital de la FDJ

L'État détient actuellement 72% du capital de la Française des jeux. Selon une source proche du dossier, il pourrait descendre à l'occasion de cette opération à hauteur de 25% ou 30% du capital de l'opérateur de jeux. Quel que soit le niveau finalement retenu, "je veux le faire en associant les Français, qui pourront participer au capital de la Française des jeux et devenir actionnaires de la Française des jeux, qui est une entreprise qui est rentable", a souligné mercredi Bruno Le Maire.

Des garanties renforcées contre l'addiction aux jeux

En outre, "je veux qu'on renforce les garanties contre l'addiction aux jeux. Et c'est ce qu'ont fait les parlementaires", a poursuivi le ministre, en rappelant qu'une nouvelle autorité indépendante allait être créée, permettant aux "outils de lutte contre l'addiction aux jeux" d'être "plus forts qu'auparavant".

Une vague de privatisations

Le gouvernement a ouvert la voie dans le cadre de la loi Pacte à un vaste programme de cessions d'actifs, dont le gestionnaire des aéroports de Paris Groupe ADP, la Française des jeux (FDJ) et Engie, pour alimenter un fonds de 10 milliards consacré à l'innovation. L'exécutif a néanmoins dû mettre entre parenthèses les cessions d'actifs envisagées pour le Groupe ADP, en attendant le résultats d'une procédure de référendum d'initiative partagée (RIP) engagée à l'initiative de plusieurs partis d'opposition.