Académie Goncourt : "Si on peut trouver deux femmes, c'est mieux", estime le président

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Didier Decoin, président de l'Académie Goncourt
Selon Didier Decoin, président de l'Académie Goncourt, les deux nouveaux jurés pourraient bien être des femmes.
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Après le départ de Bernard Pivot et Virginie Despentes, le prestigieux prix doit trouver deux nouveaux membres dont il annoncera les noms mardi après-midi. Des personnalités qui pourrait bien être des femmes, pas assez nombreuses au sein du jury, comme l'explique Didier Decoin, le président de l'Académie au micro d'Europe 1.

Qui pour remplacer Bernard Pivot et Virginie Despentes ? Le suspens ne devrait pas durer très longtemps puisque les huit jurés du prix Goncourt restant se réunissent chez Drouant mardi après-midi pour annoncer les noms de ceux qui rejoindront la prestigieuse institution. Depuis ces deux départs en décembre 2019 et janvier 2020, le célèbre prix doit, en effet, accueillir de nouvelles recrues. Et "si on peut trouver deux femmes, c'est mieux", estime Didier Decoin, le président de l'Académie, au micro de Nicolas Carreau sur Europe 1, donnant quelques pistes sur le profil recherché.

"Ce ne sera pas deux hommes. On est quand même court en femmes donc si on peut trouver deux femmes, c'est mieux" développe Didier Decoin. Mais pas à n'importe quelle condition : "Si c'est une femme, il faut qu'elle soit connue du public. On est un prix populaire donc ce n'est pas la peine d'aller chercher une écrivaine qui fait de la littérature de laboratoire". S'il ne donne aucun nom, il précise que "cinq, six" noms ont été trouvés.

Un travail fastidieux

Encore faut-il qu'elles acceptent. Car on ne candidate pas au prix Goncourt, on attend d'être sollicité. C'est là l'une des règles du précieux sésame qui ne fait pas toujours le bonheur de ceux qui se le voit proposer. Et pour cause, juré Goncourt implique une lourde charge de travail, des dizaines de livres à lire pendant l'année, des voyages et des réunions de travail tous les mois...

Mais surtout, en faire partie, c'est être sûr de ne pas obtenir le prix. Une particularité qui explique le nombre d'auteurs déjà sacrés au sein du jury comme Pierre Lemaitre pour Au revoir là-haut et Leïla Slimani pour Chanson douce

Europe 1
Par Nicolas Carreau édité par Coline Vazquez