Jardins en location, tartiflette et écrevisses : une journée aux Vieilles Charrues

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Europe 1 a assisté à la première journée de la 28ème édition du traditionnel festival finistérien, jeudi à Carhaix. 
REPORTAGE

Quatre jours par an, Carhaix-Plouguer, dans le Finistère, voit sa population multipliée par dix. La ville bretonne de 7.000 habitants abrite les célèbres Vieilles Charrues et leurs 70.000 festivaliers, dans les champs en contrebas du bourg. Une quinzaine d'hectares qui se métamorphosent pour le plus grand festival de France. Europe 1 a pu assister à la première journée de l'édition 2019, jeudi. 

>>> Europe 1 est partenaire des Vieilles Charrues, à suivre tout le week-end à l'antenne et sur Instagram

"Quelqu'un que je ne connaissais pas dans mon lit"

Aux Vieilles Charrues, il faut d'abord se loger. L'hôtel - il n'y en a qu'un seul dans la ville - concerne une infime minorité de festivaliers. Les autres vont au camping du festival... Ou chez les habitants, dont certains louent un bout de jardin le temps des festivités. "Tout le monde vient un peu s’installer ces petites tentes là sur les bouts de pelouse", explique ainsi David, Carhaisien. "Ça se réveille tranquillement, on fait le débriefing des journées de la veille..."

"Tant que la maison est bonne, comme on dit par chez nous, les gens reviennent", sourit le propriétaire, devant Thibaut et Claire, déjà "locataires" de son jardin l'an dernier. "C'est à la bonne franquette, il peut y avoir l’after dans le jardin, ça peut se prolonger jusqu’au petit matin", se souvient la jeune femme. Son compère évoque, lui, "de petites surprises". "Par exemple des gens qu’on attendait pas dans notre tente... Je pensais aller me coucher tranquillement et en fait c’est quelqu’un que je connaissais pas qui était dans mon lit !"

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Crédit : Margaux Lannuzel/Europe1

Tartiflette pour les uns, courgettes farcies pour les autres

Une fois logé, il faut se nourrir. Aux Vieilles Charrues, on trouve des galettes-saucisse, bien sûr. Mais aussi des mets plus surprenants, comme... de la tartiflette. "Au début, j’ai pensé à un canular", reconnaît Adrien, qui vend cette spécialité au festival depuis cinq ans. "Et en fait quand je me rends compte du monde qui vient au stand les jours de gros rush, je me dis qu’ils ont bien trouvé l’idée."

Loin de la pomme de terre qui tient au corps, les artistes qui se produisent dégustent, eux, des plats préparés par des chefs étoilés. "J'ai très bien mangé", confirme à Europe 1 la chanteuse Camélia Jordana. "Il y avait des écrevisses délicieuses, avec des carottes rappées, du houmous fait maison (...) Et puis des courgettes farcies aux protéines de soja, ma foi, étonnant. Très bon."

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Crédit : Margaux Lannuzel/Europe1

Les considérations gastronomiques résolues, on peut enfin s'intéresser à la programmation musicale. Outre Camélia Jordana, repue pour ouvrir le bal, la journée de jeudi a été marquée par les prestations du rappeur Vald, qui a fait un carton chez les jeunes, du groupe belge de rock alternatif Balthazar, ou encore de la "speed" Zazie... En attendant Iggy Pop, Aya Nakamura, Tears for Fears et des dizaines d'autres artistes qui doivent se produire jusqu'à dimanche.