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Établissements pénitentiaires pour narcotrafiquants : quel bilan à Vendin-le-Vieil ?

Maximilien Carlier . 1 min

Alors qu'une deuxième prison pour narcotrafiquants va ouvrir dans les quinze prochains jours à Condé-sur-Sarthe, dans l’Orne, quel bilan tirer du premier établissement pénitentiaire de haute sécurité à Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais. Sur place, les détenus avaient manifesté leur mécontentement concernant les conditions de détention.

Un deuxième établissement pénitentiaire pour narcotrafiquants va ouvrir prochainement. À Condé-sur-Sarthe, dans l’Orne, d’ici quinze jours, 40 détenus vont intégrer le nouveau quartier de lutte contre la criminalité organisée. Une première prison a ouvert à Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais. Elle accueille actuellement une centaine de narcotrafiquants. Mais alors, quel bilan tirer lors de ces premiers mois ?

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Des conditions de détention très strictes

De l'eau dans les cellules et une privation volontaire de nourriture. Un premier mois agité entre narcotrafiquants et surveillants, comme l'explique le délégué syndicat l'UFAP-UNSA de Vendin-le-Vieil. "On peut dire qu'après l'épisode de pseudo-inondation et de grève de la faim, les détenus ont enfin compris que leur manifestation n'était pas très utile", indique-t-il. 

"C'était de simples coups de communication", lâche cet agent pénitentiaire. Tout cela pour dénoncer leurs conditions de détention très strictes : parloir hygiaphone, pas de contact physique avec les familles, cellules de 12 mètres carrés, grilles à la fenêtre pour éviter les échanges entre narcotrafiquants, système de double menottage pour entraver les détenus avant de les faire sortir…

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"C'est une prise en charge individuelle de chaque mouvement avec palpation systématique à la sortie et prise en charge par trois surveillants. Ils évoluent à cinq maximum en cour de promenade au lieu de douze maximum. Pareil pour les séances de sport ou de musculation", détaille David Lacroix du syndicat Force Ouvrière à Vendin.

Depuis l'ouverture de cette narco-prison dans le Pas-de-Calais, il n'y a plus d'extraction médicale. Le SAMU se déplace directement, un risque en moins pour les agents, conclut ce surveillant pénitentiaire.