Coupe du monde 2018 : cinq choses à savoir sur France-Pérou

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La France, emmenée par Antoine Griezmann, fait face au Pérou de Paolo Guerrero, jeudi à 17 heures.
La France, emmenée par Antoine Griezmann, fait face au Pérou de Paolo Guerrero, jeudi à 17 heures. © Franck FIFE, Filippo MONTEFORTE / AFP
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Pour leur deuxième match du groupe C dans cette Coupe du monde russe, les Bleus affrontent le Pérou, jeudi à 17 heures, dans l'originale enceinte d'Ekaterinbourg. 
CINQ CHOSES À SAVOIR

La France du football attend du mieux à l'heure d'affronter le Pérou, jeudi à 17 heures, à l'Ekaterinbourg Arena. Après une entrée en lice bien maussade dans cette Coupe du monde, malgré la victoire contre l'Australie (2-1), Didier Deschamps a déjà prévu quelques changements face aux Incas, quasi-assurés de rentrer à la maison en cas de défaite, lors de ce deuxième match de poule du groupe C. Pour sa centième en Bleu, Hugo Lloris  signerait bien pour un tel scénario. 

>>Les équipes probables :

France : Lloris (cap.) - Pavard, Varane, Umtiti, Lucas Hernandez - Pogba, Kanté, Matuidi - Griezmann - Mbappé, Giroud

Pérou : Gallese - Trauco, Ramos, Rodriguez, Advincula - Tapia, Yotun, Aquino, Carrillo, Cueva - Guerrero (cap.)

Giroud et Matuidi neufs dans le onze. Remplaçants au coup d'envoi du match contre les "Socceroos", Olivier Giroud et Blaise Matuidi devraient être titulaires jeudi. Les deux hommes profitent des performances assez quelconques d'Ousmane Dembélé et de Corentin Tolisso samedi dernier. L'attaquant de Chelsea, meilleur buteur des Bleus en activité, sera entouré de Kylian Mbappé à sa droite et de Blaise Matuidi à sa gauche, dans un poste assez inhabituel. Antoine Griezmann, lui, sera en soutien. Quant à la défense, elle reste inchangée.

Hugo Lloris, centième. À 31 ans, le gardien et capitaine de l'équipe de France fêtera quant à lui sa centième sélection face au Pérou. C'est simple, aucun gardien français n'a fait mieux avant lui. Et le portier de Tottenham se rapproche à toute vitesse des joueurs de champ les plus emblématiques de l'histoire de l'équipe de France : Lilian Thuram (142), Thierry Henry (123), Marcel Desailly (116), Zinédine Zidane (108), Patrick Vieira (107) et… Didier Deschamps (103), auquel il avait déjà ravi le record de capitanats, puisqu'il portera le brassard pour la 76ème fois jeudi, contre 54 pour "DD".

Guerrero, le sort du pays repose sur lui.Ressuscité d'une suspension pour dopage juste avant le tournoi, Paolo Guerrero a désormais entre ses pieds le destin de sa sélection en Russie. Contre le Danemark (défaite 1-0), le buteur aux 35 buts en 90 sélections n'avait joué que la dernière demi-heure. Il devrait être aligné d'entrée contre la France. Car l'heure est grave pour les Péruviens : une défaite assurerait quasi définitivement leur élimination. Une victoire, en revanche, raviverait les souvenirs du Mondial 1970, où la "Blanquirroja" n'avait été battue qu'en quarts par le Brésil.

Le Pérou a déjà battu la France. Les deux équipes se sont déjà à deux reprises : la première, aux Jeux olympiques de Rome, en 1960. Les Bleus avaient alors pris le dessus (2-1). Vingt-deux ans plus tard, le 28 avril 1982, soit quelques semaines seulement avant la Coupe du monde en Espagne, les Incas avaient pris leur revanche (1-0) devant un Parc des Princes déconfit. L'équipe aujourd'hui dirigée par Ricardo Gareca possède aussi des références moins anciennes, face à l’Argentine de Messi (2-2, 0-0) ou à l’Uruguay de Cavani (2-1) en qualifications, ou encore contre la Croatie en mars dernier (2-0). Avant sa défaite contre le Danemark, elle était même invaincue depuis novembre 2016.

L'Ekaterinbourg Arena, ce drôle de stade. Après Uruguay-Égypte vendredi dernier, le stade d'Ekaterinbourg accueille son deuxième match de Coupe du monde avec France-Pérou. L'enceinte la plus à l'est du pays est aussi la plus originale, puisqu'elle possède deux tribunes de 6.000 places chacune, juchées le temps de la compétition sur d'impressionnants échafaudages à l'extérieur du stade. Les organisateurs assurent qu'elles sont sans danger. Sauf, peut-être, pour les personnes sujettes au vertige : le point culminant du stade est situé à 42 mètres de haut.

eka

© MLADEN ANTONOV / AFP