Coups de cœur, surprises, déceptions : on fait le bilan de l'E3, le salon mondial du jeu vidéo

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Pendant une semaine, les éditeurs ont présenté tous leurs nouveaux jeux pour les mois et années à venir.
Pendant une semaine, les éditeurs ont présenté tous leurs nouveaux jeux pour les mois et années à venir. © Clément Lesaffre / Europe 1
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L'E3, le salon mondial du jeu vidéo, ferme ses portes vendredi après une semaine d'émulation et de découvertes. Europe 1 vous explique ce qu'il faut retenir de cette édition.

Clap de fin pour l'E3 : le salon mondial des jeux vidéo ferme ses portes vendredi, à Los Angeles, après une semaine de conférences et de démonstrations des jeux à venir. L'heure est désormais au bilan pour cette édition de transition, avant l'arrivée l'an prochain d'une nouvelle génération de consoles

Nos coups de cœur

Honneur aux Français avec Watch Dogs : Legion, d’Ubisoft. Avec le troisième épisode de leur saga qui vous met dans la peau de hackers, le fleuron tricolore tient peut-être LE jeu de cet E3, grâce à un mécanisme révolutionnaire : la possibilité de recruter puis d'incarner n’importe quel passant dans les rues d'une Londres futuriste. Ainsi, on ne joue plus un seul personnage mais tout un réseau en lutte contre un gouvernement autoritaire. Bluffante par sa fluidité, la démo de Watch Dogs : Legion nous a mis l'eau à la bouche. Il faudra désormais attendre jusqu'en mars 2020.

De la patience, il en faudra aussi beaucoup jusqu'à la sortie de Cyberpunk 2077, en avril 2020. Après avoir impressionné à l'E3 2019 avec une simple démo, les Polonais de CD Projekt Red ont une nouvelle fois réussi à capter toute la lumière cette année. Leur jeu d’action en monde ouvert situé dans une mégalopole du futur ultra technologique est visuellement époustouflant mais surtout extrêmement fluide, notamment lors des combats, clairement au-dessus du lot à l'E3. Inspiré de Ghost in the Shell et Blade Runner, Cyberpunk 2077 est très prometteur.

La mode des remakes de jeux cultes a également donné lieu à de très beaux jeux, notamment Zelda : Link’s Awakening, refonte complète du jeu sorti sur Gameboy en 1993. Avec ses couleurs chatoyantes, ses personnages ronds aussi rétros que mignons et sa simplicité, ce Zelda a su nous convaincre en à peine 15 minutes manette en main. Sortie en septembre 2019.

 

Moins mignon mais tout aussi nostalgique : le remake de Final Fantasy VII est une magnifique réussite. Square Enix ne s'est pas contenté de donner un simple coup de pinceau sur son jeu le plus culte, il a tout repensé : graphismes 3D plus modernes, système de combat repensé et même allongement du scénario (seule la première partie sortira en mars 2020). Nous nous sommes frotté au premier boss : le plaisir était au rendez-vous lors de ce combat qui oblige à être très stratégique.

Les surprises à suivre

L’E3, c’est aussi l’occasion de faire des découvertes parmi les nombreux petits jeux indépendants mis en lumière. On retient surtout 12 Minutes, un jeu en huis clos filmé depuis le plafond d’un appartement. On y voit un homme, coincé dans une boucle temporelle car il doit empêcher le meurtre de sa femme de se produire. Pour y parvenir, le joueur doit discuter avec la femme en question avant le drame mais aussi interagir avec tous les objets de l'appartement pour trouver une solution. Prometteur !

Mention spéciale également pour Way to the Woods, dans lequel on incarne un cerf avec des bois qui aspirent et diffusent de la lumière. C’est très original et les graphismes sont splendides. Sortie en 2020 sur PC et Xbox One.

Moins indépendant mais tout aussi intéressant, Roller Champions, d'Ubisoft. Ce jeu de sport typé arcade mélange roller et basket et se jouera en ligne. Objectif : dans un temps imparti, il faut réaliser le plus de tours de piste complets avec la balle en main pour ensuite l'envoyer dans un arceau et marquer un point. Mais les joueurs de l'autre équipe peuvent vous tacler n'importe quand et il faudra adopter la bonne stratégie pour s'imposer. La démo est d'ores et déjà disponible.

Enfin, les Français d'Arkane ont suscité un joli "buzz" sur le salon avec Deathloop. Dans ce jeu, deux assassins sont coincés sur une île déserte et dans une boucle temporelle, condamnés à tuer l'autre en premier. L'un cherche à sortir de ce calvaire, l'autre y prend un malin plaisir. Intrigant.

Nos déceptions

La principale déception de ce salon n'est pas un jeu. On repart de Los Angeles avec un sentiment de frustration après les annonces très timides de Microsoft sur la future Xbox. Toujours appelée par son nom de code "Project Scarlett", on sait simplement, après cet E3, qu'elle sera quatre fois plus puissante que la Xbox One. C'est un peu mince. Idem sur le "cloud gaming" : alors que Google avait secoué tout le monde en annonçant Stadia juste avant le salon, Microsoft n'a pas franchement détaillé xCloud, son propre service.

Niveau jeux, nous attendions énormément d'Avengers, développé par Crystal Dynamics (les nouveaux Tomb Raider) et édité par Square Enix. Annoncé comme l'un des jeux de cet E3, le "buzz" est retombé comme un soufflé. En effet, Avengers semble avoir trois ans de retard sur son époque. Les développeurs avaient pourtant de l'or entre les mains avec les héros de Marvel, qui n'ont jamais été aussi populaires au cinéma. Mais les graphismes très aléatoires et le gameplay dirigiste inquiètent plus qu'ils n'excitent, à un an de la sortie.

Autre poids lourd un peu décevant : FIFA 20. La licence ronronne depuis trop d'années et c'est pourquoi nous attendions avec impatience le nouvel épisode. Mais, manette à main, FIFA 20 ne nous a pas convaincu. Toujours très beau, le jeu nous a déçu à cause de la lourdeur des déplacements. Précisons toutefois qu'on ne parle ici que du contenu traditionnel de FIFA 20 : les matches à onze. En effet, le nouveau mode de jeu Volta, aventure dans le monde du foot de rue, ne nous a pas été montré sur le salon. Alléchant sur le papier, notamment si vous avez aimé les FIFA Street, il pourrait doper notre intérêt pour FIFA 20 dans les mois à venir.