Rugby : les clubs français enterrent l'idée d'un sélectionneur étranger

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"Je respecterai ce choix", a réagi le président de la FFR Bernard Laporte.
"Je respecterai ce choix", a réagi le président de la FFR Bernard Laporte. © GIUSEPPE CACACE / AFP
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Le XV de France tentera donc de remporter le Mondial 2023, organisé sur son territoire, avec un technicien maison. 

Les clubs français sont opposés à 59% à l'idée d'un sélectionneur étranger pour le XV de France, a annoncé vendredi la Fédération française de rugby (FFR) à l'issue d'une consultation marquée par une faible participation (51%).

Exit Warren Gatland ou Joe Schmidt. "Je respecterai ce choix", a réagi le président de la FFR Bernard Laporte, qui avait pendant le Tournoi des six nations décevant des Bleus (4e) rencontré des entraîneurs étrangers afin de trouver un successeur à Jacques Brunel pour le cycle 2019-2023, après la Coupe du monde à l'automne au Japon. La sélection française tentera donc de remporter le Mondial 2023, organisé sur son territoire, avec un technicien du cru. Bernard Laporte, qui lui a fixé cet objectif, doit faire une croix sur Warren Gatland, le sélectionneur néo-zélandais du Pays de Galles qui vient d'amener le XV du Poireau à une troisième victoire dans le Tournoi sous son mandat, ou encore Joe Schmidt, son compatriote qui a fait de même avec l'Irlande en 2018.

 

Un double désaveu pour Bernard Laporte. "Le XV de France appartient d'abord aux clubs de rugby amateurs qui forment nos futurs joueurs internationaux", a souligné Laporte pour justifier la décision d'associer les 1742 clubs français au "choix du futur sélectionneur". Mais le résultat de ce référendum électronique, réalisé de mardi à jeudi à raison d'une voix par club, sonne comme un double désaveu pour l'équipe dirigeante. Par son résultat, puisque Laporte était favorable à l'idée d'un sélectionneur étranger, ce qui aurait été une première pour le XV de France, mais surtout par son faible taux de participation : un club sur deux seulement s'est exprimé.

Bernard Laporte, dont c'était une promesse de campagne, se félicite lui du "tournant de démocratisation" pris pendant son mandat, un socle en vue de la campagne pour sa réélection, en 2020.

Europe 1
Par Europe1.fr avec AFP