Maracineanu sur les insultes dans les stades de football : "Ça n'est pas admissible"

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Au micro d'Europe 1, la ministre des Sports Roxana Maracineanu se dit choquée par les insultes proférées par certains supporters dans les stades de football.
FACE AUX AUDITEURS

La ministre des Sports est remontée contre "ce qu'on s'autorise à dire dans un stade" de football. Au micro d'Europe 1, lors de l'émission "Face aux auditeurs" diffusée dimanche 24 mars à 20 heures, Roxana Maracineanu estime qu'"on se permet dans le milieu du football de faire des choses qu’on ne peut pas se permettre par ailleurs", comme des insultes proférées à l'encontre d'autres équipes.

Elle dénonce des "insanités"

"J'étais au match OM-PSG [Paris Saint-Germain-Olympique de Marseille au Parc des Princes, dimanche 17 mars, NDLR] et je ne vais pas répéter ici les insultes que j’entends dans les cris des supporters, qui sont soi-disant là pour encourager leur équipe alors qu'ils passent leur temps à dire des insanités sur l'autre équipe", raconte-t-elle.

"On est en train de réfléchir avec la présidente de la Ligue [Nathalie Boy de la Tour] et le président de la Fédération [Noël Le Graët] : on va bientôt réunir les instances du supportérisme et je vais évidemment porter ce message." Elle a indiqué samedi sur franceinfo que cette réunion aurait lieu "cette semaine".

Les commentaires racistes, "méconnaissance du peuple français"

"Les supporters sont des éléments très importants dans un stade de foot parce que c'est le douzième homme du match et il faut qu'il le reste", veut-elle croire. "Mais on ne peut pas se permettre de se dire qu'on va emmener nos enfants au stade et entendre de telles choses. Ce n'est juste pas admissible."

"Là, on ne parlait pas de couleur de peau ou de cri de singe", poursuit-elle, en référence à une question posée sur les commentaires à connotation raciste ayant fleuris sur l'origine des joueurs français après le sacre en Russie, l'été dernier. "Je crois que ça tient à la méconnaissance de ce qu'est le peuple français, du creuset de mixité des origines", affirme l'ancienne nageuse, arrivée en France à l'âge de 9 ans. "Le fait d’incarner ça moi-même, je m’en sers dès que je peux."

Europe 1
Par Thibaud Le Meneec