EXCLUSIF - Hijab de Decathlon : Maracineanu favorable à "la démocratisation du sport, tête couverte ou pas"

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La ministre des Sports Roxana Maracineanu revient au micro d'Europe 1 sur le retrait des rayons du hijab de Decathlon, fin-février.
FACE AUX AUDITEURS

Decathlon a-t-il eu raison de retirer de la vente son hijab de running ? Après une polémique née sur les réseaux sociaux et des menaces reçues par certains de ses collaborateurs, l'enseigne de sport a choisi fin février de retirer le produit de son site Internet, avant même sa commercialisation prévue en magasins. Au micro d'Europe 1, lors de l'émission "Face aux auditeurs" qui sera diffusée dimanche 24 mars à 20 heures, la ministre des Sports Roxana Maracineanu s'exprime sur la controverse née de la commercialisation de ce vêtement islamique.

"Il y a toujours une réponse simple à un problème complexe et ce jamais n'est la bonne", estime-t-elle, prudemment. "Il y a des gens qui veulent venir faire du sport et qui n’ont pas l’accueil qu’ils devraient avoir", déplore ensuite l'ancienne nageuse, en fonction depuis septembre dernier. Elle est ensuite revenue sur les sources de la polémique : "Ce qui a offusqué, c'était que ça soit un magasin vendant des articles de sport qui puisse mettre ça en avant alors que ce n'était pas un magasin religieux."

Premier objectif de "mixité"

Avant de défendre le droit des femmes musulmanes à faire du sport : "Je suis pour la démocratisation du sport, qu’on ait la tête couverte ou pas couverte", indique-t-elle. "Mon objectif, en tant que ministre des Sports, est d'aller chercher les gens et qu'en amenant les gens comme ils sont, avec ou sans voile, petit à petit, en leur permettant de vivre une mixité sociale. C'est comme ça qu'on va pouvoir oeuvrer pour les valeurs de la République."

Une position proche de celle de la marque, qui expliquait, au moment de la polémique, souhaiter que "chaque femme puisse courir dans chaque quartier, dans chaque ville, dans chaque pays, indépendamment de son niveau sportif, de son état de forme, de sa morphologie, de son budget. Et indépendamment de sa culture."

Europe 1
Par Thibaud Le Meneec