Le footballeur Mathieu Flamini dément être milliardaire

Mathieu Flamini n'est pas (encore) milliardaire.
Mathieu Flamini n'est pas (encore) milliardaire. © ANGELOS TZORTZINIS / AFP
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J.R.
Le Français a été qualifié de "joueur le plus riche du monde" par certains médias. Une affirmation qu’il conteste dans un entretien à "L’Équipe mag".

L’information n’a pas manqué d’étonner. Mi-mars, de nombreux sites français et internationaux ont assuré que le footballeur le plus riche de la planète n'était pas Cristiano Ronaldo ou Lionel Messi, mais… Mathieu Flamini.

D’après eux, citant pour la plupart un article du quotidien espagnol AS et un autre du magazine Forbes, le milieu de terrain français serait milliardaire grâce à une entreprise de biochimie spécialisée dans la production d’acide lévulinique, un substitut au pétrole qui pourrait se développer dans les années à venir. Sauf que ce n'est visiblement pas tout à fait vrai. Le joueur de Getafe, dans le championnat espagnol, a démenti être milliardaire dans un entretien à L’Équipe mag, publié vendredi.

"Je n’ai pas 30 milliards d’euros sur mon compte en banque." "Contrairement à ce que j'ai pu lire, je n'ai pas 30 milliards d'euros sur mon compte en banque. Et cette somme ne correspond pas non plus à la valorisation de ma boîte, GF Biochemicals", assure Flamini au sujet de son entreprise, co-fondée en 2008 avec un ami italien.

Mais alors, comment a-t-on pu lui attribuer une telle fortune ? "En fait, il s'agit de la valeur totale du marché que nous souhaitons ‘attaquer’ grâce aux nouvelles technologies qu'on a développées ces dernières années. Il y a eu un malentendu. C'est comme si on avait donné à un seul restaurant la valeur de l'ensemble du marché de la restauration en France", explique-t-il.

"Pas pour gagner de l’argent". Le joueur, qui se "désole" de l’ampleur pris par cette histoire, assure ne pas s’être "lancé dans cette activité pour gagner de l’argent". "Ma motivation principale a toujours été d’avoir un impact positif sur l’environnement", affirme-t-il.

L’acide lévulinique, une substance peu connue et pour l’instant très peu utilisée, est un substitut au pétrole qui sert à "fabriquer des détergents, des solvants ou encore des plastifiants", avance Flamini. Mais pas de quoi en faire encore un carburant. "Ma compagnie se concentre pour l'instant sur le marché des produits ménagers et des plastiques, et non sur celui du carburant… Et je pense que l'avenir de l'automobile est plus à chercher du côté de la voiture électrique que d'un carburant bio."