Henri Pescarolo : "Niki Lauda était un pilote sensationnel, un meneur d'hommes"

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Niki Lauda est mort ce lundi, à 70 ans.
Niki Lauda est mort ce lundi, à 70 ans. © ANDREJ ISAKOVIC / AFP
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L'ancien pilote de Formule 1 Henri Pescarolo a rendu hommage au triple champion du monde autrichien de F1, Niki Lauda, mardi, sur Europe 1.
RÉACTION

Quelques heures après l'annonce de la mort de l'Autrichien Niki Lauda, triple champion du monde de F1, mardi matin, Henri Pescarolo a rendu hommage mardi sur Europe 1 à son ancien adversaire, qu'il a côtoyé dès les formules inférieures. "Ce que je retiens, c'est qu'il ne m'a pas du tout impressionné quand il était contre moi en Formule 2 et en Formule 3. Je n'aurais jamais imaginé que c'était un futur champion du monde (de F1). J'étais même assez souvent plus rapide que lui", se souvient le pilote français. "Il a explosé en sortant de BRM, quand il a été pris par Ferrari, où il est devenu le Niki Lauda que l'on connaît, c'est-à-dire un pilote assez sensationnel, un meneur d'hommes. Il a ramené Ferrari au titre de champion du monde." Niki Lauda a été sacré champion du monde de F1 à deux reprises avec Ferrari, en 1975 et 1977 puis avec McLaren en 1984.

"Quand on a été trois fois champion du monde, on marque quand même l'histoire de son sport. Il fait partie des très grands pilotes. Il s'est battu contre les meilleurs, Alain Prost en particulier. Après son retour à la compétition, il s'est retrouvé face à Alain chez McLaren, et il à nouveau été champion du monde, en le battant d'un demi-point. C'est l'un des grands de l'histoire de la Formule 1", estime encore Henri Pescarolo. "C'était un immense pilote et un immense talent, et un chef d'entreprise assez étonnant (qui a lancé deux compagnies aériennes, ndlr). Il a marqué une époque du sport automobile en général, et de la Formule 1 en particulier." 

L'accident du Nürburgring, des blessures indélébiles

Outre ses trois couronnes mondiales, la carrière de Niki Lauda a également été marqué par son grave accident lors du Grand Prix d'Allemagne 1976. "Ce qu'on retient évidemment, c'est son accident assez spectaculaire au Nürburgring. Dans cet accident, lui n'a pratiquement pas été blessé. Malheureusement, il a perdu son casque dans le choc, ce qui est quand même assez rare. Comme la voiture a brûlé, et qu'il est resté coincé dedans quelques instants, il a eu le visage énormément brûlé. C'était très spectaculaire sur le moment, et même pour la suite de sa carrière, car il a eu, à l'inverse de moi, des greffes qui n'ont pas bien marché, et il est resté avec un visage assez déformé", se souvient Henri Pescarolo, lui aussi victime d'un grave accident en 1969, lors d'essais pour les 24 Heures du Mans, accident dont il porte encore les séquelles aujourd'hui.

Europe 1
Par Idèr Nabili et Axel May