France-Argentine : après l'exploit contre les Etats-Unis, les basketteurs face au spectre de 2014

  • A
  • A
Nicolas Batum 1280 1:30
© Ye Aung Thu / AFP
Partagez sur :
La France affronte l'Argentine vendredi en demi-finale de la Coupe du monde. Un match présenté comme une formalité pour les Bleus, même si leur échec contre la Serbie, pour la demi-finale du Mondial 2014, fait planer le spectre d'un faux pas.

Les Bleus défient l'Argentine, en demi-finale vendredi à 14 heures. Après l'authentique exploit en quarts contre les Etats-Unis, les hommes de Vincent Collet vont tenter de poursuivre sur leur lancée dans ces championnats du monde de basket en Chine. Surtout, ils vont vouloir effacer pour de bon l'erreur du Mondial 2014, lorsqu’après avoir éliminé l'Espagne, archi-favorite, ils ont finalement chuté face à la Serbie.

"Ça reste un quart de final. C’est une erreur que l’on a fait il y a cinq ans. Il faut apprendre de ce qui s’est passé en 2014", explique à Europe 1 Nicolas Batum. Depuis mercredi soir, le capitaine ne cesse de répéter la même chose à ses coéquipiers : "On n’a rien fait et on ne va pas commencer à se croire arrivés parce qu’on a battu les Américains." 

"Ce sera un gros match de basket"

Pour lui, comme pour Evan Fournier, le Mondial 2014 reste une blessure. Cette année-là, les Bleus sortent l’Espagne chez elle, en quart de finale. Euphoriques, ils se font pourtant cueillir par la Serbie en demi le surlendemain. Il faudra donc que les Bleus descendent de leur petit nuage pour aborder au mieux leur match contre l'Argentine. "L’Argentine est l’opposée des joueurs américains. Ils n’ont aucun basketteur en NBA. Ça va être un match totalement différent, contre une équipe qui joue avec beaucoup de cœur et qui se bat pendant 40 minutes. Ce sera un gros match de basket", explique encore Nicolas Batum.

Cette demi-finale est aussi l’occasion de retrouvailles entre Français et Argentins. Il y a un mois, les Bleus avaient balayé les Argentins en match de préparation, avec un écart de 19 points. Les Français le savent : tout le monde les donne vainqueurs. La pression est donc d’autant plus forte.

Europe 1
Par Christophe Lamarre, édité par Romain David