Football : le syndicat Première Ligue recadre Jean-Michel Aulas

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Jean-Michel Aulas Ligue 1 0:43
Le président de Lyon Jean-Michel Aulas a été recadré par le principal syndicat du foot français, Première Ligue. © JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP
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Le syndicat Première Ligue, qui représente les clubs de Ligue 1, a réagi aux propos de Jean-Michel Aulas. Le président de l'Olympique Lyonnais souhaite ardemment la reprise du championnat de France alors que son arrêt a été prononcé le 30 avril dernier par la Ligue de football professionnel.

L’entêtement de Jean-Michel Aulas semble agacer au sein de la grande famille du football professionnel français. Alors que le président rhodanien milite pour une reprise de la Ligue 1, le syndicat Première Ligue, qui compte 19 clubs de Ligue 1, a recadré "JMA". "Aujourd’hui, ce n’est même plus un débat, la situation est très claire, il y a 19 clubs qui ont admis la décision de l’Etat, quand bien même on ne peut l’admettre, on ne peut que la constater et mettre en œuvre pour arrêter le championnat", affirme le syndicat par la voix du président du Stade Rennais, Nicolas Holveck, au micro d'Europe 1.

"Plus la peine d’en parler"

Si le syndicat estime "tout à fait légitime de défendre son club", il rappelle que le maintien de la Ligue 1 n’est plus un sujet en collège de Ligue 1. La seule interrogation, selon lui, concerne "l’avenir de la Ligue 1 et comment se sortir de cette crise incroyable, avec les dommages qui vont se poser à nos clubs".

Et le président rennais de rappeler qu'"encore une fois, cette décision émane du Président de la République (annoncée par le Premier ministre Édouard Philippe, ndlr). On est républicains et on accepte la décision du Président, ce n’est plus la peine d’en parler."

Une Ligue 1 "plus vendeuse qu'acheteuse"

Par ailleurs, le président du syndicat Première Ligue Bernard Caïazzo espère que "tous les autres championnats européens vont reprendre, car ils sont acheteurs de nos joueurs". Il ajoute : "S’ils ne venaient pas à aller jusqu’au bout, il y aurait des répercussions économiques. Vu que nous sommes plutôt des vendeurs que des acheteurs, on en subirait les conséquences fortes qui pourrait se chiffrer en centaines de millions d’euros de moins-value. On prie tous les jours pour qu’ils aillent au bout, nous on obéit à des directives gouvernementales."

Europe 1
Par Julien Froment