Football américain : New England remporte le Super Bowl pour la 6ème fois, record égalé

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Patrick Chung soulève le trophée du Super Bowl après la victoire de son équipe, les New England Patriots.
Patrick Chung soulève le trophée du Super Bowl après la victoire de son équipe, les New England Patriots. © HARRY HOW / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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Dimanche, les Patriots ont remporté le Super Bowl en battant les Rams, 13 à 3, et égalisent ainsi le record de Pittsburgh. 

Les New England Patriots ont remporté dimanche à Atlanta pour la sixième fois de leur histoire le Super Bowl, en battant les Los Angeles Rams 13 à 3 au terme d'une finale décevante et insipide, vite surnommée "SuperBore" (super ennui).

Une série de records. Tom Brady, l'emblématique quarterback de New England, est bien devenu le joueur de football américain le plus titré de l'histoire avec son 6ème sacre au Super Bowl, dix-sept ans après le premier. Il est désormais à 41 ans le doyen des joueurs, hors buteurs, à soulever le prestigieux trophée Vince Lombardi. Autre record : c'était sa neuvième finale. Enfin, les Patriots, qui disputaient leur troisième finale de suite, ont rejoint Pittsburgh au sommet du palmarès de la Ligue nationale de football américain (NFL).

La finale la moins prolifique de l'histoire. Mais la 53ème édition du Super Bowl restera avant tout comme l'une des plus ennuyeuses de l'histoire, la moins prolifique aussi avec seulement 16 points marqués, soit cinq de moins que le précédent "record" du genre lorsque Miami avait remporté la finale 1972 face à Washington 14 à 7. Les 75.000 spectateurs du futuriste Mercedes-Benz Stadium et plus de 110 millions de téléspectateurs américains n'ont pas assisté au feu d'artifice offensif attendu, loin de là. Comme depuis le début de l'ère Tom Brady, New England a commencé doucement.

Pas un seul point lors du premier quart-temps. Une interception, sur sa première passe, et un "sack" (plaquage ballon en mains) pour l'emblématique quarterback des "Pats", un coup de pied de 46 yards raté par Stephen Gostkowski... Les Patriots ne marquent pas un seul point durant le premier quart-temps, comme lors de sept des huit précédentes finales avec Brady à la barre. Les Rams, étouffés par la défense adverse, sont alors encore moins efficaces et menaçants. Il faudra attendre la cinquième minute de la deuxième période pour voir les premiers points (3-0). New England domine, mais ne concrétise pas.

Avec Sony Michel, Boston prend le large. Mais l'équipe de Boston ne mène toujours que de trois points, le deuxième total de points marqués à la mi-temps le moins élevé de l'histoire du Super Bowl, après les deux points inscrits par Pittsburgh face à Minnesota en janvier 1975. Une échappée de 16 yards de Todd Gurley, running back-vedette des Rams sous-utilisé jusque là, ne change rien : leur phase offensive se termine comme les six précédentes, loin de l'en-but ou même des poteaux de New England, par un coup de pied de dégagement. Les Californiens commencent à sortir de leur torpeur et égalisent (3-3) grâce à un coup de pied de 53 yards de leur buteur Greg Zuerlein, à deux minutes de la fin de la 3ème période.

Il en faut plus pour faire douter Brady, surnommé "The Greatest". Il met son équipe en position idéale pour reprendre l'avantage avec une passe de 29 yards pour Rob Gronkowski, qui échoue à deux yards de l'en-but. Sur l'action suivante, le "rookie" Sony Michel fonce dans l'en-but et marque le premier et seul touchdown de la finale. Il donne un avantage décisif à son équipe (10-3), avant un dernier coup de pied de Gostkowski à une minute de la fin du match.

Polémique autour du concert de la mi-temps. Le traditionnel concert de la mi-temps a sans doute fait plus vibrer les spectateurs que le match. Il était aussi attendu après la controverse ayant entouré le choix de Maroon 5, un groupe californien presque exclusivement blanc, pour chanter à Atlanta, haut lieu de la musique noire en général, et du rap en particulier.  Une pétition avait également été lancée pour demander au chanteur Adam Levine et sa bande de renoncer et marquer ainsi leur solidarité avec Colin Kaepernick.  Cet ancien joueur est devenu persona non grata en NFL après s'être agenouillé, à plusieurs reprises, lors de l'hymne national d'avant-match, pour protester contre les violences policières, dont sont victimes de nombreux hommes noirs aux Etats-Unis. Une nouvelle polémique, totalement inattendue, a alors pris immédiatement forme.