Luis Fernandez 5:04
  • Copié
Antoine Cuny-Le Callet
Alors que se profile l'élection à la tête de la Fédération française de football, Luis Fernandez a rallié la candidature de l'ancien président de la LFP Frédéric Thiriez et espère battre Noël Le Graët, candidat à sa propre succession. Invité d'Europe 1 dimanche, l'ancien entraîneur du PSG a témoigné de sa volonté d'aider les clubs amateurs.   

L’élection à la présidence de la Fédération française de football doit se tenir le 13 mars prochain. L’ancien président de la LFP Frédéric Thiriez fera partie des candidats à la succession de Noël Le Graët et pourra compter sur le ralliement de l’ancien international Luis Fernandez. Invité d’Europe 1 dimanche, ce dernier a fait part de sa volonté de soutenir le football amateur en pleine crise. "Ils vont vivre des moments difficiles… J’ai envie d’être avec eux, d’apporter mon expérience."

Les difficultés des petits clubs ont été mises en lumière par l’épidémie de coronavirus. En mai, le sénateur de la Nièvre Patrice Joly affirmait que depuis quatre ans, plus de 4.000 clubs avaient dû cesser leur activité, en particulier en zone rurale. La personnalité même de Frédéric Thiriez a convaincu Luis Fernandez de lui apporter son soutien : "C’est l’homme qui prend le soin d’organiser la concertation et les échanges avec les anciens", affirme l'ex-entraineur du Paris Saint-Germain.

Coup de balai à la FFF

Luis Fernandez n’est pas avare de métaphores footballistiques pour décrire la campagne qui se profile. Noël Le Graët, l’actuel président de la FFF pourrait être reconduit dans ses fonctions. "Ça va être un match de football, il va falloir le jouer. On annonce monsieur Le Graët vainqueur, alors on va essayer de faire une remontada."

Il suggère qu’un changement à la tête de l’association est nécessaire après neuf ans de présidence de l’ancien maire de Guingamp. Il décrit notamment du favoritisme et de petits arrangements entre les dirigeants de la FFF et certains clubs... au détriment de ceux qui ne disposent pas de leurs entrées au sein de l’instance. "Moi, je n'accepterai jamais cela", conclut-il.