Coupe du monde féminine : "un soulagement personnel et collectif", explique Wendie Renard

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La défenseuse des Bleues, double buteuse contre la Corée du Sud, a cette fois marqué contre son camp, mercredi soir, face à la Norvège (2-1).
RÉACTION

Elle avait été l'une des héroïnes du match d'ouverture face à la Corée du Sud (4-0). Auteure d'un doublé de la tête, Wendie Renard, l'une des joueuses les plus populaires de l'équipe de France, avait démontré toutes ses qualités athlétiques, à tel point que la Norvège, adversaire des Bleues mercredi lors de leur deuxième match dans cette Coupe du monde (2-1), avait mis en place des plans défensifs pour contrecarrer sa présence devant le but. Mais, mercredi soir, c'est devant son propre but que l'ancienne capitaine des Bleues a été la plus dangereuse…

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Un "but gag"

Sur un centre relativement anodin venu de la gauche, la défenseuse de l'OL, qui n'était pressée par aucun adversaire, a en effet poussé le ballon dans son propre but d'un plat du pied droit, permettant à la Norvège d'égaliser alors que la France venait d'ouvrir le score par Valérie Gauvin.

"Le centre arrive, je sais qu'il reste une attaquante, Amel (Majri, qui était derrière elle, ndlr) me parle, mais je ne comprends pas trop ce qu'elle me dit, je veux assurer en corner, mais elle finit au fond, je la prends un peu du talon… C'est un but gag, ça fait mal collectivement, un but qui pouvait nous mettre en difficulté mentalement, mais on a démontré, avec l'appui de nos supporters, qu'on est prêtes, qu'on est costaud."

Un gros quart d'heure après ce "csc", Eugénie Le Sommer a en effet redonné un avantage, cette fois définitif, aux Bleues, sur un penalty consécutif à une faute sur Marion Torrent. "C'était un soulagement personnel et collectif, cela aurait fait tache de finir comme ça…", a-t-elle convenu.

"Ça permet de garder les pieds sur terre"

Interrogée sur l'impact qu'a eu cette mésaventure sur sa rencontre à elle, la joueuse de l'OL a préféré philosopher. "Non, ce sont des situations qui arrivent, on doit être capable de vite switcher. Si on faiblit mentalement, ça veut dire qu'on n'est pas prête pour le haut niveau. Au haut niveau, c'est comme ça, un jour, tu es tout en haut, demain, tu es en bas, ça permet de garder les pieds sur terre."

Bien malgré elle, Wendie Renard est entrée mercredi dans l'histoire de la Coupe du monde, devenant la première Française à marquer contre son camp, mais aussi la quatrième joueuse de l'histoire à marquer pour et contre son camp dans une même édition après l'Américaine Brandi Chastain (1999), l'Argentine Eva Gonzalez (2007) et l'Équatorienne Angie Ponce (2015).