mbappé 1:30
  • Copié
avec AFP , modifié à
Après la large victoire contre l'Australie, c'est le Danemark que doivent affronter les Bleus, samedi à 17 heures. Galvanisés par une très bonne entrée en matière dans la compétition, les hommes de Didier Deschamps doivent néanmoins (vraiment) se méfier de l'escouade scandinave. Un choc à suivre en direct sur Europe 1 et europe1.fr

"Les dernières rencontres contre (les Danois) ont été difficiles", souligne Wendie Renard, consultante d'Europe 1 pour la Coupe du monde au Qatar. Le Danemark, deux fois vainqueur des champions du monde français en 2022, a effectivement mis le doute dans la tête des Bleus en juin (2-1), avant de leur donner une leçon en septembre (2-0). La France est prévenue avant l'acte III, samedi à Doha (17 heures), pour le second match de poules de la Coupe du monde. Europe 1, radio officielle de la compétition, revient sur les deux derniers France - Danemark, qui ont vu les Bleus courber l'échine.

Suivez en direct France - Danemark sur Europe 1 et sur europe1.fr

Le début des ennuis, le 3 juin

Le 3 juin, les Tricolores reçoivent au Stade de France en pleine confiance, après une série de sept victoires consécutives et un titre obtenu en Ligue des nations à l'automne 2021. Didier Deschamps semble avoir trouvé la formule qui doit le mener vers le Mondial, avec un système à trois défenseurs centraux. Le sélectionneur, endeuillé par un décès familial, s'éloigne de l'équipe pendant quelques jours et laisse les commandes à son adjoint Guy Stéphan. Et la machine s'enraye, malgré une équipe très compétitive - Paul Pogba est le seul absent de marque - alignée au coup d'envoi de cette première journée de Ligue des nations.

Karim Benzema marque, mais Kylian Mbappé et Raphaël Varane sortent blessés et les Bleus craquent défensivement dans la dernière demi-heure, transpercés par l'ancien Bordelais Andreas Cornelius. "On sent que l'équipe est encore perfectible et je crois que c'est logique", lâche le capitaine Hugo Lloris. Le gardien est mécontent des déséquilibres défensifs, conséquence notamment de la présence de "pistons" très avancés, Kingsley Coman et Theo Hernandez, ce dernier réalisant sa pire prestation avec les Bleus. La remise en cause tactique prend racine ce soir-là : Deschamps choisit d'abandonner sa défense à trois centraux pour les derniers matches du rassemblement de juin... Sans succès car les Bleus, usés physiquement, font match nul en Croatie (1-1) et en Autriche (1-1), avant de perdre 1-0 à Saint-Denis face aux Croates.

Une déroute inquiétante, le 25 septembre

Rassurée par un beau succès contre l'Autriche (2-0), les Français veulent prendre leur revanche sur les Danois, le 25 septembre au Parken de Copenhague. Ils vont vite déchanter, dépassés en l'espace de cinq minutes par des buts de Kasper Dolberg (34e) et d'Andreas Skov Olsen (39e). "En terme d'engagement et de duels, ils ont été bien plus solides et consistants que nous. (...) Le très haut-niveau demande des exigences maximales à chaque fois", peste Deschamps après la rencontre, évoquant une "piqûre de rappel". A Copenhague, les Bleus utilisent pour la dernière fois leur système en 3-5-2. L'absence de Varane, préservé, fait beaucoup de mal à la jeune défense tricolore composée de William Saliba, Dayot Upamecano et Benoît Badiashile, un trio à seize sélections en cumulé qui perd totalement pied.

Eduardo Camavinga, relancé après deux ans d'absence, passe aussi complètement au travers et est remplacé à la mi-temps. "On en a parlé avec le coach, il m'avait appelé, il m'a dit qu'il avait entièrement confiance en moi et en ce que je pouvais apporter à l'équipe. Il m'a rassuré", explique deux mois plus tard le Madrilène. "J'ai pu faire ma propre autocritique. Tout n'a pas été rose, mais il ne faut pas non plus l'enlever du collectif". Ce soir-là, la France est déjà privée de nombreux cadres, de Paul Pogba à N'Golo Kanté, en passant par Hugo Lloris, Presnel Kimpembe, les frères Theo et Lucas Hernandez, Kingsley Coman, Adrien Rabiot et Karim Benzema. Et son trio d'attaque, Olivier Giroud encadré par Kylian Mbappé et Antoine Griezmann, reste muet.

Au stade 974 de Doha samedi, les blessés sont toujours aussi nombreux - et presque les mêmes- et le triangle offensif sera identique. Des raisons de s'inquiéter ? Au Mondial, les Bleus arrivent néanmoins avec l'élan du succès initial contre l'Australie (4-1). Les Danois ont de leur côté perdu des points, et leur milieu Thomas Delaney (forfait pour le tournoi), contre la Tunisie (0-0). Réponse samedi en direct sur Europe 1 et europe1.fr.