Basket : le Français Edwin Jackson se plaint de racisme lors d'un match à Belgrade

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Edwin Jackson évolue désormais au Buducnost Podgorica. (photo d'archives)
Edwin Jackson évolue désormais au Buducnost Podgorica. (photo d'archives) © CHARLY TRIBALLEAU / AFP
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Le basketteur français Edwin Jackson, qui évolue au club du Monténégro Buducnost Podgorica, affirme avoir été la cible de cris de singe et s'être fait cracher dessus lors d'une rencontre. 

L'arrière international français du Buducnost Podgorica, Edwin Jackson, a raconté sur son compte Instagram avoir été la cible lundi de cris de singe lancés par les supporters de l'Etoile Rouge de Belgrade, lors d'un match Ligue adriatique en Serbie. Se faire "cracher au visage par des supporters sur le parquet" et traiter "de singe pendant le match sera toujours inacceptable", a écrit l'ancien joueur de l'ASVEL, âgé de 29 ans, qui évolue au Monténégro depuis juin 2018. Il s'est également plaint de jets de pétards et de chaises.

L'Etoile Rouge dément

Dans un mail à l'AFP, l'Etoile Rouge a démenti toute insulte raciste, dénonçant "les contre-vérités d'Ewin Jackson", et relève que plusieurs joueurs noirs portent ses couleurs. "Comment (des insultes racistes) seraient possibles ?", s'interroge le club belgradois. Un spectateur ayant requis l'anonymat a toutefois confirmé avoir entendu des cris de singe dans la salle Pionir de Belgrade. Très nationalistes, les supporters ultras de l'Etoile Rouge sont régulièrement accusés de dérapages racistes, et les rencontres de cette série finale entre l'Etoile Rouge et le Buducnost, champion sortant, se sont toutes tenues dans une ambiance extrêmement tendue. 

Dernier match de la finale de la Ligue adriatique, finalement remportée par l'Etoile Rouge après sa victoire lundi, la rencontre avait commencé avec du retard en raison d'incidents. Ils ont débuté lors de l'échauffement, avec un envahissement du terrain par les supporters du club serbe, forçant les visiteurs à se réfugier dans leur vestiaire. Dans un communiqué, le Buducnost a dénoncé "une attaque contre (ses) joueurs et l'encadrement qui ont vécu une horreur, un lynchage et des violences physiques". Le club monténégrin n'évoque toutefois pas de faits à connotation raciste.